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La Sainte Famille

Quelques critiques de presse de La Sainte Famille

Closer  par La Rédaction  Drôle et assez décapant.

Bande à part  par Benoit Basirico  La jubilation que provoque ce film tient aux instants de comédie derrière lesquels se cache une grande mélancolie.

Le Figaro  par Eric Neuhoff  Une comédie originale qui ne manque pas de charme.

Marianne  par Olivier de Bruyn  Incarné par des comédiens irréprochables, La Sainte famille se distingue par sa douce extravagance et son examen subtil du vacillement existentiel.

Télérama  par Guillemette Odicino  Loin, donc, d’un énième film embourgeoisé sur les petits tracas existentiels des gens bien nés, cette comédie dramatique à particule jette une lumière singulière sur les mystères et les origines de toutes nos névroses…

Femme Actuelle  par La rédaction  Il y a de bonnes idées dans cette chronique douce-amère sur l’ironie du sort, les secrets enfouis et les surprises de la vie.

Le Dauphiné Libéré  par Jean Serroy  Une comédie qui ne manque ni de finesse d’observation ni d’ironie cruelle, même si le scénario, pour répondre au sujet développé, accumule les difficultés familiales avec une certaine complaisance.

La Voix du Nord  par Christophe Caron  Pas de crises hystériques comme chez Cédric Khan (« Fête de famille », récemment) mais une ironie désabusée qui situe le film dans un entre-deux malheureusement terne et distant, même si pas dénué d’intérêt.

Le Monde  par Mathieu Macheret  Sans grand discours généralisant ni appétence pour les crises de nerfs, son film creuse un sillon détaché, presque stoïcien, où les rouages et névroses familiales sont ressaisis dans une dialectique de l’archaïsme et de la modernité.

 

 

Publié dans 1er film du programme | Commentaires fermés sur La Sainte Famille

La Vie Invisible de Euridice Gusmao

LA VIE INVISIBLE D’EURÍDICE GUSMÃO

 

Au Brésil des années 50, le destin de deux sœurs très unies, séparées par la vie.

 

En Espagne, les femmes ont Pedro Almodóvar, un réalisateur qui a montré, à de multiples reprises, qu’il était prêt à se servir de son art pour les représenter. Au Brésil, c’est sur le cinéaste Karim Aïnouz qu’elles peuvent compter. En débutant sa carrière par un documentaire qui évoquait la vie de sa grand-mère et de ses quatre sœurs, l’artiste brésilien a souhaité dénoncer la société misogyne dans laquelle il a grandi, lui qui est le fils d’une mère célibataire, sans cesse montrée du doigt dans le nord-est du Brésil conservateur des années 60.

Inspiré du roman éponyme de Martha Batalha paru en 2015, La Vie Invisible d’Eurídice Gusmão est ainsi une critique sociale des années 50. En suivant le parcours de deux sœurs séparées par la vie et qui vont suivre des voies différentes, le réalisateur se fait la voix des mères célibataires, mais également des femmes coincées dans un mariage, qui les prive de la liberté de s’épanouir autrement qu’en tant qu’épouses et mères.

 

L’actrice Carol Duarte, qui a fait ses armes au théâtre, livre une performance stupéfiante, dévoilant un travail très intéressant sur son corps. (…)C’est toute la force de ce film, qui dépeint l’intimité sans rien édulcorer, mais au contraire en montrant crûment la réalité, aussi bien de la vie des femmes que des couples. Rarement le cinéma aura été aussi tactile, entre la moiteur des corps, le mascara qui coule, la nudité vue d’en face… Le réalisateur pose clairement des questions que personne ne semble s’être posées sur le quotidien des femmes durant les années 50 : comment une jeune fille vivait-elle sa nuit de noces ? Pouvait-elle connaître une sexualité épanouie avant l’arrivée des méthodes contraceptives ?

 

Le fond est palpitant, grâce à un scénario passionnant, aux multiples rebondissements ; mais la forme vaut également le coup d’œil et justifie la récompense cannoise. La photographie, volontairement granuleuse, rend palpable l’humidité et l’atmosphère tropicale du Brésil. La mise en scène cherche à transposer cette histoire n’importe où, tout en révélant les magnifiques couleurs des paysages brésiliens. Et avec une bande originale qui s’appuie sur les plus grands classiques du fado, chantés par Amália Rodrigues, difficile de ne pas être totalement dépaysés.

Extraits de la critique du Club Avoir Alire

Récompensé par le prix Un Certain Regard au Festival de Cannes 2019.

Publié dans 4ème film du programme | Commentaires fermés sur La Vie Invisible de Euridice Gusmao

it must be heaven

De Elia Suleiman

Avec Ali Suleiman, Elia Suleiman, Holden Wong

Sorti le 04/12 2019 France Allemagne Canada

Mention spéciale du jury au Festival de Cannes 2019

Fuir des voisins intrusifs à Nazareth… pour un Occident paranoïaque. Un conte où la mécanique poétique du cinéaste palestinien fait merveille. 

Il arrive que certains films soient comme des lieux de villégiature où l’on aime séjourner, où l’on prend le temps de contempler. It Must Be Heaven en fait partie. C’est un paradoxe de s’y sentir bien, car il évoque davantage les tensions que la paix. Mais avec une élégance burlesque et poétique à même de les adoucir. Panama sur la tête, toujours bien mis, Elia Suleiman, dans son propre rôle, continue d’être ce pierrot lunaire qui regarde le monde alentour en restant muet. De sa terrasse, chez lui, à Nazareth, il suit ainsi l’étrange manège, dans son propre jardin, d’un homme qui se prétend son voisin et qui revient souvent lui voler des citrons mais aussi tailler ses arbres, agissant comme s’il était chez lui.

Le chez-soi, ce sujet qui touche à l’identité et à la reconnaissance d’un territoire, Suleiman l’a déjà exploré. Mais le cinéaste palestinien le déplace cette fois hors d’Israël. À Nazareth, entre l’omniprésence de la police et les clients patibulaires d’un restaurant, le quotidien a tendance à ressembler à un western de Sergio Leone. Elia s’envole donc ailleurs, histoire de mieux respirer. Sauf qu’à Paris il découvre une ville déserte, morte ou muséifiée, obsédée par la sécurité, où passent même des chars ! C’est l’idée forte de ce conte : le monde ressemble désormais à la Palestine, comme si le conflit s’était engouffré dans la valise de l’exilé.

Soit il est trop palestinien, soit il ne l’est « pas assez », comme lui dit le producteur de films. À qui il vient proposer son projet de scénario.  Sa mise en scène ne cesse de jouer avec la délimitation d’un cadre, avec ce qui en fait partie et ce qui en est écarté, avec l’intérieur et l’extérieur. De sa fenêtre, dans une position permanente d’observateur, le personnage est un éternel décalé, sans sol.

Vient néanmoins le moment où l’espace vide autour de lui commence à se remplir. Revenu à Nazareth, Elia Suleiman constate qu’il n’est plus tout seul. Dans le bar où il siège, face à lui, se tient maintenant une jeunesse ardente, libre, qui danse. Et qui porte avec elle la promesse d’une Palestine bien réelle. JMorice Telerama

Publié dans 3ème film du programme | Commentaires fermés sur it must be heaven

Le teckel

Le TECKEL présentation longue.pdf

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