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Compositeur et réalisatrice, la musique de « Tout le monde aime Jeanne » »

Entretien avec Flavien Berger, compositeur de « Tout le monde aime Jeanne »

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Programmation septembre octobre 2022

Du 1° au 6 septembre

LES PROMESSES D’HASAN 

Du 1 au 6 septembre

De Semih Kaplanoglu – Turquie – 2H27 – VOST 

Hasan est un vieil agriculteur turc, travailleur mais dont le comportement vis à vis d’autrui n’a pas toujours été exemplaire…. Sa femme et lui ayant été enfin tirés au sort pour faire le pèlerinage à La Mecque, il est temps pour eux de se replonger dans leur passé et d’essayer de réparer les torts faits dans leur entourage…et peu à peu ce qui est semé et récolté prend une valeur plus existentielle… Ceci au milieu d’une nature splendide qui nous dévoile la ruralité turque. 

 

Du 1° au 6 septembre

LES GOÛTS ET LES COULEURS 

Du 1 au 6 septembre

De Michel Leclerc – France – 1h50 

Avec Rebecca Marder, Judith Chemla, Félix Moati, Philippe Rebbot, Eye Haïdara. 

Une chanteuse s’apprête à collaborer avec son idole, mais se heurte à son fils incompétent. Autrice et interprète d’un premier album remarqué, Marcia (Rebecca Marder, lumineuse) a convaincu son idole Daredjane de reprendre le micro. Quand cette dernière disparaît, leurs maquettes tombent dans l’escarcelle du seul héritier de la star… Mélancolique et drôle, cette romance musicale est rythmée par d’envoûtantes chansons originales. 

Du 8 au 13 septembre

TOUT LE MONDE AIME JEANNE 

Du 8 au 13 septembre

Film de Céline Devaux – France 2022- 1H47 

Avec Blanche Gardin et Laurent Lafitte 

Film lumineux, et léger, porté par ses 2 acteurs : Jeanne, une golden women, ingénieure au service de la planète menant une start up de pointe, fait soudain, faillite. Elle s’effondre. Sa mère meurt, … elle hérite de son appartement au Portugal, elle doit s’y rendre et dans la salle d’attente de l’aéroport, elle croise un homme, facétieux, blagueur qui se met en scène, joue, surjoue, fait rire mais parait un peu perdu aussi : l’histoire commence alors…

 

Du 8 au 13 septembre

DODO

Du 8 au 13 septembre 

De Panos H.Koutras Grèce 2h12 -vost 

L’extravagant Koutras choisit un volatile éteint depuis plus de trois siècles pour semer le chaos, et faire éclater la vérité, dans une famille bourgeoise grecque; laquelle, au bord de la faillite, mise tout sur un mariage et une opération financière occulte pour se remettre à flot. 

 

Du 15 au 20 septembre

CHRONIQUE D’UNE LIAISON PASSAGERE 

Du 15 au 20 septembre

Film d’Emmanuel Mouret – France – 2022 

Avec Vincent Macaigne et Sandrine Kimberlain 

 

Simon et Charlotte se rencontrent lors d’une soirée, se plaisent, rentrent ensemble (chez elle). Tout se passe si bien qu’arrive, inévitable, la question de se revoir. Lui, un homme marié, s’estime heureux qu’une telle liaison advienne, mais se range à son caractère provisoire, sans oser quitter son foyer. Elle, mère célibataire et pragmatique, le devance, Mais, scène après scène, escapade après-rendez-vous, dans le déni d’une relation beaucoup plus durable qu’ils ne veulent bien se l’admettre, l’amour s’installe …

 

Du 15 au 20 septembre

FLEE 

Du 15 au 20 septembre

De Jonas Poher Rasmussen – Danemark -2021 – 1h23 – VOST 

Film d’animation. 

L’histoire vraie d’Amin, contraint de fuir l’Afghanistan à la fin des années 1980, alors qu’il n’était qu’un enfant. Trente ans plus tard, désormais universitaire au Danemark, marié à son compagnon, il va confier à son meilleur ami la véritable histoire de son voyage et de son combat pour la liberté. 

L’usage de l’animation permet de mettre en image l’indicible et l’invisible. Réflexion sur les parcours migratoires et les liens familiaux et intimes, Flee est également un magnifique film sur la mémoire et la découverte de soi. 

 

Du 22 au 27 septembre

DEDALES 

Du 22 au 27 septembre

De Bogdan George Apetri – Roumanie/Rep. Tchèque/Lettonie – 1h58 – 2022 VOST 

Une novice de 19 ans quitte en cachette son monastère pour régler une affaire urgente en ville. Le soir même, sur le chemin du retour, son destin bascule. Marius, l’inspecteur de police en charge de l’enquête, est déterminé à résoudre l’énigme par tous les moyens, mais l’affaire tourne vite à l’obsession. 

 

Du 22 au 27 septembre

SUNDOWN 

Du 22 au 27 septembre

De Michel Franco-Mexique – France/Suède – 2021 – 1h23 

Avec Tim Roth, Charlotte Gainsbourg, Lazua Larios… 

Tim Roth y joue un homme en vacances avec sa soeur et ses neveux dans un grand hôtel mexicain d’Acapulco. Un évènement imprévu les oblige à regagner précipitamment Londres. Mais Tim Roth trouve un prétexte pour rebrousser chemin à la dernière minute. Et sous le soleil de plomb d’Acapulco, il se laisse dériver en organisant minutieusement le dérèglement de son existence… 

Film au suspense d’une grande tension, gorgé d’humour noir, porté par la puissance d’incarnation d’un Tim Roth génial… 

 

Du 29 septembre au 4 octobre

LA MAMAN ET LA PUTAIN 

Du 29 septembre au 4 octobre

De Jean Eustache – France – mai 1973 – 3h40 

Avec Jean-Pierre Léaud, Françoise Lebrun, Bernadette Lafont, Isabelle Weingarten… 

Alexandre, jeune oisif parisien désargenté, vit avec et aux crochets de Marie, boutiquière de mode, sa maîtresse plus âgée que lui. Il aime encore son ex petite amie Gilberte, lui offrant de l’épouser, mais elle refuse et le repousse. Il rencontre alors, à la terrasse du café « Les Deux Magots », une fille à qui il demande son numéro de téléphone. Il la rappelle, et entame avec elle, Véronika, infirmière à l’hôpital Laennec, une liaison, qu’il ne cache pas à Marie… 

Chef-d’oeuvre novateur du cinéma français, sortie en fin de nouvelle vague, de diffusion confidentielle, et devenu film culte… 

 

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Tout le monde aime Jeanne

Si l’on s’habitue à voir Blanche   Gardin au cinéma, jamais un film n’avait été autant centré sur elle, et plus encore sur l’univers de ses stand-ups. Dans son premier long-métrage, Céline Devaux explore la dépression inavouée que traverse Jeanne, confrontée à la fois au suicide de sa mère, à l’effondrement de sa vie professionnelle et à un désert affectif ; en somme, à cette crise de la quarantaine dont l’humoriste parle tant dans ses truculents spectacles. « Tout le monde aime Jeanne » : c’est selon Jean (Laurent Laffitte) ce que les garçons se racontaient au lycée. Il faudrait toutefois ajouter : tout le monde, sauf Jeanne elle-même, tant cette dernière s’autodéprécie. La dynamique psychologique du récit repose sur cette opposition structurante entre l’intériorité du personnage principal et l’extérieur, qu’il s’agisse du regard des autres (louant par exemple la beauté de Jeanne qui se juge pourtant sexuellement périmée) ou des espaces traversés. La quasi intégralité du film se déroule sous le soleil de Lisbonne, dont les aplats de couleurs vives sont valorisés par la photographie d’Olivier Boonjing, qui pousse jusqu’au bout une logique antiromantique de disjonction entre l’émotion du personnage et les paysages contemplés : pour Jeanne, sa dépression est encore plus insupportable du fait que la beauté du monde semble l’enjoindre à être heureuse.

Ce goût du contraste s’exprime notamment dans le mélange d’animation et de prises de vue réelles : les personnages et les formes créés par le dessin expriment avec fluidité la vie intérieure de la quadragénaire. Plutôt inventif, ce dispositif a cependant un revers : filmées parfois avec moins de rigueur, les séquences en live paraissent en comparaison plus fades. Leur intérêt se loge ailleurs, dans l’usage iconoclaste que le film fait de la voix off. Plutôt que de faire entendre celle de Blanche Gardin, la bande sonore est tapissée de voix étrangères qui résonnent dans la tête de Jeanne, combinant la première personne à la seconde, le tutoiement au vouvoiement. Pour transcender le malheur ordinaire des personnages, le film s’appuie sur le brio comique de ses deux acteurs principaux. Le rire se meut ici en énergie du désespoir : c’est la touche Gardin. Mais ce geste libérateur s’appuie également sur le couplage des deux registres plastiques, la simplicité enfantine des dessins de la cinéaste retournant en tendresse l’épuisement qu’éprouve Jeanne face à ses névroses. C’est la touche Devaux.

d’ après la critique de Critikat ( film presenté à la semaine de la critique à Cannes 2022)

 

 

 

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FLEE

FLEE

Jonas POHER RASMUSSEN – film d’animation Danemark 2021 1h29mn VOSTF – Scénario de Jonas Poher Rasmussen et Amin Nawabi (le protagoniste de l’histoire)89 prix dans moult festivals du monde entier, on n’essaiera même pas de commencer à les citer.

Du 31/08/22 au 20/09/22

FLEECe formidable, ce passionnant Flee prouve une fois de plus que l’animation est un merveilleux mode d’expression pour raconter la marche du monde et traduire au plus juste les comportements, et les sentiments de celles et ceux qu’elle emporte, qu’elle bouscule, souvent sans ménagement. Ces dernières années ont été riches en exemples de la force incomparable de ce qu’on n’appelle plus le « dessin animé », tant l’expression était limitative : on ne citera que Valse avec Bachir d’Ari Foldman, ou les tout récents et très remarquables Josep d’Aurel, succès bien mérité, et La Traversée de Florence Miailhe, à l’inverse injustement boudé. Autant de réussites incontestables qui créaient un univers, faisaient naître des émotions inaccessibles à des films en prises de vues réelles.
Flee du danois Jonas Poher Rasmussen s’inscrit dans la droite ligne de ces grandes réussites. Le réalisateur a demandé à son ami d’origine afghane Amin, désormais universitaire au Danemark, de se confier sur son passé : son enfance, son adolescence, la fuite de son pays natal, le long chemin qui l’a mené jusqu’en Europe. Se confier est bien le mot : il fait s’allonger Amin, sur un divan, tel un psychanalyste, pour que celui-ci, les yeux fermés, puisse se plonger dans ses souvenirs et commencer un récit qui renferme évidemment bien des souffrances enfouies.

Tout commence pourtant dans la joie et la couleur, au milieu des années 80, alors que le jeune Amin, âgé d’à peine dix ans, parcourt insouciant Kaboul, walkman sur la tête, écoutant l’incontournable Take on me du groupe norvégien A-Ha. La guerre entre les moudjahidines et le gouvernement prosoviétique a commencé depuis quelques années mais n’a pas encore affecté les habitants de la capitale. Et Amin nage dans l’amour de ses parents, de sa mère qui sait si bien lui caresser les cheveux, et dans la passion très occidentale de la pop et des films de Jean Claude Van Damme… Puis tout va s’assombrir avec l’arrestation arbitraire du père, qui a déplu au régime, et rapidement la chute de Kaboul qui pousse la famille à fuir et à s’installer dans la Russie post soviétique en plein effondrement, ravagée par la corruption et la violence de sa police. La suite raconte magnifiquement l’adolescence, le passage à l’âge adulte, la blessure de l’exil, les traumatismes inextinguibles du passé, et la découverte de l’homosexualité au sein d’une culture familiale qui ne peut l’accepter que difficilement.
Le récit d’Amin, voix entêtante et omniprésente, est bouleversant, et les possibilités quasi-infinies qu’offre l’animation en traduisent merveilleusement les changements humeur et de ton. Aux couleurs chatoyantes de l’enfance sous le soleil de Kaboul vont succéder des aplats presque abstraits de noir, blanc et de gris dans la confusion de l’exil en Russie puis lors de la tentative de fuite vers la Suède. Auxquels se mêlent, en un contrepoint génialement absurde, les archives télévisuelles souvent totalement décalées par rapport aux réalités vécues par Amin.

Les jurys de nombreux festivals du monde entier ont été enthousiasmés puisqu’ils ont décerné, fait assez incroyable, pas moins de 89 prix au film !

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Sundown

CINE CIMES                    Semaine du 22 au 27 septembre                                         

Université Populaire Sallanches-Passy

SUN DOWN

Film de Michel Franco – Mexique, France, Suède -1h23

Avec Tim Roth, Charlotte Gainsbourg,Iazua Larios…

 

 

On ne sait pas vraiment ce qu’il pense, Neil qui reste en vacances au Mexique en dépit du bon sens. Et peu à peu, l’intrigue se corse…

Est-il bête ? Souffre t-il d’un handicap? Ou bien a-t-il atteint le degré ultime du je-m’en-foutisme ?

Neil (Tim Roth, formidable d’opacité traînarde) ne fait pas particulièrement la tête, il lui arrive même de sourire. Mais il parle à peine et passe la plupart du temps à picoler, en bullant au bord d’une piscine de rêve ou sur la plage d’Acapulco ; Il est en train de se la couler douce dans un hôtel de luxe, avec ses proches, lorsque l’annonce brutale du décès d’un membre de la famille les oblige à partir d’urgence. Sauf qu’à l’aéroport Neil prétexte l’oubli de son passeport pour ne pas décoller avec eux. 

Que dissimule ce monstre apparent d’indifférence ?

Au moins deux révélations vont éclairer après coup sa décision. En partie. Une fois qu’on en sait un peu plus sur l’ectoplasme, on continue de buter sur un bloc impénétrable. Qui est aussi une page blanche, sur laquelle on peut tout projeter, y compris – c’est l’hypothèse haute – le symbole d’un homme en crise profonde, métaphysique. Neil est une sorte de mort en sursis, alors il franchit des frontières, passant notamment du monde des nantis à celui du peuple . 

Après avoir rebroussé chemin seul de l’aéroport, il s’installe un moment dans un petit hôtel bon marché, fréquente une plage bondée, fait la rencontre d’une jeune et jolie Mexicaine. On pourrait croire à une parenthèse enchantée. Rien n’est pourtant sûr ni paisible ici, la violence peut jaillir à tout moment. 

Et jusqu’au bout, Neil fascine. Comme l’homme ayant atteint le point de non retour.

Michel Franco parvient à créer du suspense, une très grande tension, grâce à son extraordinaire gestion de la durée, sa maîtrise du non-dit, construisant patiemment une sorte de puzzle existentiel, gorgé d’humour noir, et porté par la puissance d’incarnation d’un Tim Roth vraiment génial.

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Les Promesses d’Hasan

LES PROMESSES D’HASAN

De Semih Kaplanoglu

Turquie

2H27

VOST

Avant un pèlerinage à La Mecque, un couple se remet en question. Une fable imagée, aux personnages attachants, de la petitesse à l’élévation.

Dorés par le soleil qui les caresse, les champs de la campagne turque dessinent un éden infini. Le plaisir qu’il y a à contempler une terre aussi fertile est célébré dès les premiers plans de ce film fleuve. Son héros, pourtant, reste aveugle à la beauté qui l’entoure. Le visage inquiet, Hasan s’acharne au travail. Pour cet agriculteur vieillissant, tout semble menaçant : l’installation d’un pylône électrique risque de réduire sa production de tomates, celle des pommiers pourrait être trop faible sans pesticides… Mais à la chronique des vicissitudes agricoles, se substitue peu à peu une fable où ce que l’on sème et ce que l’on récolte a une valeur plus existentielle. Car Hasan se révèle très doué pour contourner les difficultés, quitte à les faire supporter aux autres. À la maison, son épouse, Emine, semble goûter à la vie plus simplement, mais accumule les billets en cachette…

Ils sont étonnants, ces personnages auxquels on s’attache malgré leurs défauts. Ils semblent sortis d’un roman. Tout en les montrant recroquevillés sur leurs intérêts, le réalisateur leur a donné de l’ampleur pour les guider vers quelque chose de plus grand qu’eux. Lorsqu’ils apprennent qu’ils vont pouvoir partir en pèlerinage à la Mecque, Hasan et Emine sont obligés d’ouvrir les yeux. Par-delà la religion et la morale, qui les obligent à un examen de conscience, c’est leur place en ce monde qui est en jeu, la vérité de ce qu’ils sont pour eux-mêmes et pour les autres. Cette nécessaire remise en question est illustrée par des scènes au symbolisme spectaculaire — un immense arbre flottant dans l’air, déraciné — qui alourdissent le film, au rythme lent. Ce sont les moments les plus simples qui disent le mieux la condition humaine, écartelée entre petitesse et élévation. Tout se joue alors dans les regards, les calculs vains comme les révélations essentielles. Jusqu’à la fin, superbe.

Frédéric Strauss. Télérama

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Jan P. Matuszynski ( Varsovie 83, une Affaire d’Etat )

Né le 23 avril 1984

Pologne

Réalisateur, scénariste

Varsovie 83, une Affaire d’Etat

Découvert avec The Last Family (2016), Jan P. Matuszynski a réalisé pour Canal+ la série The King, tout en enseignant la mise en scène et la direction d’acteur à l’école Krzysztof Kieslowski de Katowice. Dans Varsovie 83, le cinéaste de 38 ans retrace les manœuvres politiques qui tentèrent d’étouffer la vérité après le décès du lycéen Grzegorz Przemyk, battu à mort dans un commissariat de la capitale polonaise, en 1983. Un film très impressionnant qui fait de la reconstitution historique un véritable travail sur la mémoire.

(suite…)

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Juan Pablo Felix ( Karnawal )

Rencontre avec le réalisateur et scénariste Juan Pablo Félix et son producteur Edson Sidonie lors du festival Cinélatino, Rencontres de Toulouse en mars 2022.

Cédric Lépine : Pouvez-vous présenter le malambo, cette danse au cœur de l’intrigue du film ?

Juan Pablo Félix : En ce qui concerne le malambo, en Argentine, il s’agit d’une danse traditionnelle pratiquée par les gauchos. C’est une danse qui s’est maintenue et s’est développée dans le temps au sein de la culture populaire criocha et s’est répandue dans tout le pays. Le tango est plus connu comme une danse plus bourgeoise, plus sophistiquée et qui s’exporte davantage dans le monde. (suite…)

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Varsovie 83

Du 30 juin au 5 juillet

VARSOVIE 83, UNE AFFAIRE d’ETAT

De Jan P. MATUSZYNSKI, Pologne, 2h39, VOST

avec Tomasz Zietek, Sandra Korzeniak, Jacek Braciak

Après le meurtre d’un lycéen par la police, le régime se démène pour cacher la vérité. Une immersion effrayante et intense dans la Pologne communiste.

A partir d’une histoire vraie à Varsovie le le 14 mai 1983, un lycéen, Grzegorz Przemyk, meurt après avoir été roué de coups dans un commissariat par la milice citoyenne. Sa mère est une opposante au régime, une poétesse connue pour sa proximité avec le syndicat Solidarnosc, encore actif malgré son interdiction dans la Pologne du général Jaruzelski, où été décrété la loi martiale.

Une tension constante traverse ce film qui montre avec une extraordinaire vérité les grandes manœuvres entreprises afin de cacher la vérité.

Un tableau de société passionnant et glacé se déploie. Chaque vie n’est qu’un pion qu’il s’agit de faire tomber ou de déplacer. Les stratégies pour y parvenir sont connues, menaces, chantage, mise sur écoute, faux témoignages arrachés de force. Mais l’attention méticuleuse portée à chaque rouage du mécanisme de l’injustice a une force inédite qui ouvre les yeux.

Chaque détail, les éléments de décoration, les comédiens savamment choisis, les portraits, font réapparaître une époque, le début des années 80, même dans la manière de filmer .

Extraits de la critique de Frédéric Strauss, Télérama

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Limbo

Du 9 au 14 juin

LIMBO

De Ben SHARROCK– Royaume-Uni, 1h44, VOST,

avec Amir El-Mastry, Vikash Bhai, Ola Oreibiyi, Kwabena Ansah.

 

 

Un syrien taiseux s’exile, avec d’autres réfugiés, sur une île écossaise et affronte une réalité absurde… Une fable réjouissante et poétique.

 

Comment le groupe de réfugiés a-t-il échoué là ? Le film ne le dit pas. Ils sont une bonne dizaine à avoir fui leur pays. Certains viennent du Ghana, du Nigéria, du Moyen-Orient, d’Asie. Parmi eux se détache Omar, un musicien syrien, mine taciturne et bras dans le plâtre, qui transporte avec lui son oud.

 

Il a fait sa demande pour bénéficier de l’asile et attend le courrier providentiel.

 

Dans un esprit burlesque et graphique, Limbo décrit le quotidien d’Omar et de ses camarades d’infortune : une suite de saynètes cocasses, parfois cruelles, où le laconique Omar se heurte à une réalité absurde.

 

Il est aussi un exilé de l’intérieur de lui-même. Omar est un personnage qui ne se réduit pas au statut de réfugié. Il est en quête de sa propre identité, et rongé par la culpabilité d’avoir laissé ses proches en pleine guerre.

 

Entre lâcheté et courage, espoir et désillusion, il oscille, incapable de jouer de son instrument. On imagine un formidable talent de soliste mais celui-ci reste inexprimé. Il faut attendre la toute fin pour être récompensé. Mais brièvement, sans étalage aucun, à l’image de ce film toujours guidé par la dignité.

Extraits de la critique de Jacques Morice, Télérama

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