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Wang Xiaoshuai ( Ghongqing Blues )

Né le 22 mai 1966 à Shanghaï

Chine

Réalisateur

So Close to Paradise, Beijing Bicycle, Shanghaï, Une Famille Chinoise (Ours d’argent 2008), So Long my Son, Chongqing Blues (2010).

Entretien avec Wang Xiaoshuai : Une carrière chinoise

Nous évoquons avec lui sa carrière et son regard sur le monde qui au rythme des bouleversement de la société chinoise. Des milieux étudiants en Art des années 80 à l’aliénation des villes en passant par la révolution culturelle, le cinéaste a radiographié les différentes Chine. (suite…)

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Frédéric Farrucci ( La Nuit Venue )

Né à Ajaccio il y a 49 ans

France

Réalisateur, scénariste

La Nuit Venue

Frédéric Farrucci: «Les gens qui vivent la nuit m’attirent beaucoup»

Le réalisateur corse Frédéric Farrucci plonge dans les ténèbres de la ville Lumière. Dans son premier long-métrage, La Nuit venue, il met en scène une romance entre un chauffeur de VTC clandestin (Guang Huo) et une stripteaseuse paumée (Camélia Jordana) au cœur d’un Paris noctambule. Sur fond de film noir, néons scintillants et musique électronique, il observe les insomniaques de la capitale avec tendresse et mélancolie.

LE FIGARO.- Comment est née cette romance entre un immigré clandestin chauffeur de VTC et une strip-teaseuse? (suite…)

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Eva Riley ( L’Envolée )

Scénariste et réalisatrice écossaise, Eva Riley est née en 1986 et vit à Brighton. Son court-métrage de fin d’étude « Patriot » est sélectionné en compétition au Festival de Cannes. En 2016, elle écrit et réalise le court métrage « Diagnosis » qui lui vaut d’être repérée par Screen International.En 2019, elle réalise son premier long métrage L’Envolée. Eva travaille actuellement sur son second long métrage, « The Circle ».

Entretien avec la réalisatrice Eva Riley
Pourquoi L’ENVOLÉE comme premier long-métrage ?
Je voulais faire un film qui puise dans l’énergie de la jeunesse. Les nouvelles expériences, les incertitudes et la ténacité de l’adolescence sont les idées et les émotions qui ont guidé mon envie de premier long-métrage. (suite…)

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Pablo Larrain ( Ema )

larrainNé le 19 Août 1976 à Santiago du Chili

Chili

Réalisateur, scénariste, producteur

Santiago 73 (Post Mortem), No, El Club, Neruda, Jackie, Ema

Entretien avec Pablo Larrain, réalisateur

Quelle était l’origine du film ? Connaissiez-vous une “Ema” ? 

La véritable origine est liée à l’adoption. Je pense que l’adoption est une des choses les plus généreuses qu’une personne peut faire, mais, étrangement, elle est souvent idéalisée. Les parents traversent beaucoup de situations problématiques, et l’enfant porte parfois avec lui un traumatisme parce qu’il a été maltraité. Dans quelques cas, des parents « rendent » l’enfant qu’ils ont adopté. (suite…)

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Yaron Shani ( Chained – Beloved )

Né le 28 août 1978

Israël

Réalisateur, scénariste, chef monteur

Ajami, Chained/Beloved

Naissance du projet

Yaron Shani a toujours cherché à sonder le vivant et ce même avant de devenir cinéaste. La naissance de ses filles a profondément changé sa vie et son lien émotionnel et intellectuel avec l’existence est devenu plus profond. Une évolution qui est à l’origine de Chained et Beloved. Le réalisateur se rappelle :

« J’ai commencé à ressentir un besoin de travailler avec ces émotions et ces idées. Je me suis rendu compte que je devais faire un film qui serait un acte d’amour (suite…)

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Hong Sang-soo ( Hôtel by the River )

Né le 25 octobre 1960 à Séoul

Corée du Sud

Réalisateur, scénariste

Turning Gate, In another country, Haewon et les hommes, Un jour avec un jour sans, Seule sur la plage la nuit, Le Jour d’après, Hôtel by the river

Entretien avec Hong Sang-Soo

FilmdeCulte: On dit souvent que vos personnages parlent beaucoup. Êtes vous d’accord si l’on dit que le plus intéressant n’est pas tant ce qu’ils disent que le décalage entre ce qu’ils disent, ce qu’ils pensent et ce qu’ils font ?

Hong SangSoo: En général, je ne commence jamais un film avec uniquement une seule intention. Certaines de mes intentions sont même inconscientes, et restent invisibles, même à moi, tout au long du tournage. (suite…)

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Werner Herzog ( Family Romance, LLC )

Né le 5 septembre 1942 à Munich

Allemagne

Réalisateur, écrivain, acteur

Aguirre, la colère de Dieu, L’Enigme de Gaspar Hauser, Fitzcarraldo, Family Romance LLC.

Le cinéaste allemand, né en 1942, auteur de plus de soixante-dix films, la plupart habités par la folie de l’exploit et la démesure humaine, vit à Los Angeles avec sa compagne, la plasticienne Lena Herzog. Depuis quelques mois, ce grand marcheur ne sort plus de sa maison, « sauf en cas de nécessité », nous dit-il. Encadré par ses étagères de livres, le cinéaste raconte la portée philosophique de son dernier film, Family Romance, LLC, une fiction inspirée d’un phénomène de société au Japon, la « location de proches », soit le fait d’engager des acteurs pour remplacer des parents, amis ou amoureux absents. Un film faussement paisible, explique Herzog, toujours aussi vif… et sûr de son talent.

(suite…)

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EMA

De Pablo Larrain-Chili-1h42-VOST

Avec Marianne Di Girolamo, Gael Garcia Bernal, Santiago Cabrera, Paola Giannini, Cristian Suarez.

Drame romance avec des scènes de danse

Ema s’avère une œuvre déroutante où la superbe mise en scène stylisée magnifie les scènes de danse, invitant à une transe salvatrice.

Pablo Larrain s’appuie sur un récit complexe qu’il faut construire soi-même à partir de scènes.

Ema est une jeune danseuse, mariée à un chorégraphe de renom. Elle est hantée par l’échec de l’adoption de leur fils. Le film se déploie dans l’après d’un drame dont on recompose peu à peu les éléments.

Ema et Gaston ont décidé d’adopter un petit garçon, Polo. Lorsque l’enfant met le feu à leur maison, causant de graves lésions au visage de la sœur d’Ema, le couple décide de le rendre aux services sociaux.

Cet échec va plonger Ema dans une quête de réagencement du monde selon ses propres désirs. Elle va faire voler en éclat le couple, le patriarcat, la famille, les institutions sociales et l’école où elle enseigne.

Pablo Larrain, cinéaste chilien, n’a de cesse depuis 15 ans, de constituer une filmographie très personnelle et enivrante. De Santiago 73, Post Mortem à Jackie en passant par No, El Club ou Neruda, Pablo Larrain multiplie les coups de maitre avec un style audacieux et fascinant. EMA est son 8 ème long métrage.

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La Femme des Steppes, le Flic et l’Oeuf

LA FEMME DES STEPPES, LE FLIC ET L’OEUF

De Quanan Wang – Mongolie – 1h40 – VOST

Avec Dulamjav EnkhtaivanAorigeletuNorovsambuu Batmunk

Une bergère se révèle en aidant la police à surveiller un corps trouvé dans la steppe. Dans la Mongolie sauvage, un portrait marquant de femme libre.

Tout commence par la découverte, brutale et incongrue, d’une femme nue dans les hautes herbes de la steppe mongole. Elle est morte, c’est la nuit, rideau. Le lendemain, la police inspecte les lieux, bien embêtée : le téléphone ne passe pas, il va falloir retourner en ville chercher l’équipe scientifique — c’est un meurtre — et laisser un flic monter la garde auprès du corps, pour lui éviter de finir dévoré par un loup. La mission de surveillance échoit à un bleu, à qui l’on adjoint une bergère armée d’un fusil…

Ce point de départ, dont l’étrangeté et l’humour ne déplairaient pas aux frères Coen, n’annonce aucun programme. Polar ? Romance ? Allez savoir. Imprévisible, le scénario laisse les portes grandes ouvertes, à l’instar des plans extra larges décidés par le réalisateur : dans la première partie du film, les personnages, parfaitement audibles, sont réduits à d’infimes silhouettes découpées sur l’infini du panorama. Impossible de distinguer un visage ! On les approchera petit à petit, à commencer par la bergère, puisque c’est elle notre héroïne.

Quel âge a-t-elle ? Une trentaine d’années ? La femme des steppes a néanmoins l’impression d’être un « dinosaure », à vivre seule dans sa yourte sans électricité, au milieu de nulle part, avec ses moutons, ses vaches, son chameau et son flingue. Quand son ex-amoureux, fendant la bise sur sa moto, passe lui donner un coup de main, la cow-girl ne perd jamais une occasion de doucher ses ardeurs : « Je te dirai quand j’aurai besoin d’un mec ! » Entre eux, il y a de l’amour encore, mais, surtout, le regret de n’avoir pas d’enfant. On n’en dira pas plus, si ce n’est que le titre original de ce septième long métrage, Öndög, signifie justement « œuf ».

En 2007, le Chinois Wang Quanan racontait déjà une histoire de bergère moderne dans Le Mariage de Tuya, Ours d’or à Berlin. À la Mongolie Intérieure, il a cette fois préféré l’Extérieure, état indépendant échappant à la censure, et plutôt qu’une actrice professionnelle il a engagé une vraie bergère. 

Enkhtaivan Dulamjav imprègne le film de sa liberté tranquille, regardée avec empathie par un cinéaste qui, s’il excelle à mettre en scène de petits corps humains dans la nature immense, ne se comporte jamais en entomologiste. On suit ainsi la vie de cette « femme des steppes », dans un environnement certes rustre, mais magnifié par le directeur de la photographie français Aymerick Pilarski, les  images passant directement de l’écran à la mémoire…(critique de Marie Sauvion, Télérama).

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Chongqing blues

CHONGQING BLUES

De  Wang Xiaoshuai – Chine – 1H55 –VOST

Avec : Xueqi WangFan BingbingHao Qin

Les salles françaises mettent à l’honneur le réalisateur Wang Xiaoshuai, récemment acclamé pour son film So long, my son, en projetant pour la première fois Chongqing Blues, sélectionné à Cannes en 2010. Comme dans son dernier long-métrage, le réalisateur explore de manière bouleversante et avec beaucoup de profondeur les thèmes du deuil et de la parentalité. En toile de fond, toujours, une Chine en pleine mutation et en proie à ses contradictions.

Chongqing blues est un film sur l’absence, du père d’abord, puis du fils. Les deux hommes vivent cette expérience du manque en différé. Leurs destins se croisent et se répondent avec une certaine ironie.

On est immédiatement subjugué par la beauté des images de cette mégalopole chinoise, magnifiée par le réalisateur. Dès la séquence d’ouverture, on voit émerger au milieu de baraquements délabrés des gratte-ciel qui se fondent dans le brouillard. L’atmosphère dégagée par cette ville fantomatique renvoie à la mélancolie du père endeuillé. Elle est sublimée par des images à dominante bleue, couleur qui évoque la nuit, le passé et les lambeaux de souvenirs qui lui restent de son fils disparu.

La culpabilité grandissante du père, son désarroi face à une tragédie contre laquelle il ne peut plus rien, s’expriment de manière poignante au moyen de silences, longs et intenses, que le réalisateur exploite avec finesse. L’interprétation de Wang Xueqi, pleine de sobriété, donne une très grande force au personnage de Mr. Lin, qui refuse que ce fils qu’il n’a presque pas connu sombre dans l’oubli.

Le père s’efforce de faire revivre le passé, en mettant bout à bout les souvenirs qu’il recueille. Cette reconstitution génère parfois une certaine confusion, avec le risque de nous perdre un peu. Mr. Lin poursuit sa quête en interrogeant les amis de son fils et tente de s’en rapprocher, comme pour recréer par-delà la mort le lien qu’il a lui-même rompu quinze ans auparavant. Il se heurte cependant au regard de la jeune génération, fuyante et insaisissable, qui le renvoie à sa responsabilité.

Le réalisateur a choisi de filmer la ville en mouvement, caméra à l’épaule, avec relativement peu de lumière, afin que l’image reflète au mieux toute la richesse émotionnelle des acteurs. 

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