Archives : Archives réalisateurs

Antoine Raimbault

Pour son premier long-métrage, Antoine Raimbault s’attèle au genre du film de procès en retraçant l’énigmatique affaire Viguier qui avait bouleversé la ville de Toulouse dans les années 2000. Entretien avec un réalisateur obsessionnel passionné par la question judiciaire et habité par l’imaginaire américain du thriller judiciaire.

Le film de procès est un genre très sous-exploité dans le cinéma français. Pourquoi avoir choisi ce genre en particulier et pourquoi raconter l’Affaire Viguier pour évoquer la justice en France ? (suite…)

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Adam Mc Kay

Né le 17 avril 1968 à Philadelphie

USA

Réalisateur, scénariste, acteur

Frangins malgré eux, Very Bad Cops, The Big Short : le Casse du Siècle, Vice

Méconnaissable dans le rôle de Dick Cheney dans « Vice », l’acteur Charles Bale dresse un portrait amer et en colère de l’énigmatique politicien, ex-vice président des États-Unis.

Associé à presque toutes les administrations républicaines depuis la présidence Nixon, Dick Cheney connut l’apogée de sa carrière comme vice-président au côté de George W. Bush, entre 2001 et 2009. Après les attentats du 11 Septembre, c’est lui qui encouragea la désignation officielle de l’Irak de Saddam Hussein comme complice d’Al-Qaïda et réussit à convaincre l’influençable Bush Jr. de lancer l’Amérique dans une guerre aux désastreuses conséquences pour tout le Moyen-Orient. Habitué à l’immersion absolue dans ses rôles, Christian Bale, 45 ans, n’a pas hésité à empiler de nouveau les kilos pour s’approcher physiquement de ce mystérieux « Raspoutine » de l’Ouest (suite…)

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Ryüsuke Hamaguchi

Né le 16 décembre 1978 à Kanagawa

Japon

Réalisateur, scénariste

Senses

Ryusuke Hamaguchi revient sur ce qui l’a inspiré pour «Asako» et commente les contraintes et les limites du cinéma commercial qui prévalent au Japon.

Après le réalisme de Senses, Asako surprend par ses embardées surréalistes. Pourquoi ?

Asako est mon premier film commercial, et au Japon, la différence entre films dits indépendants et films commerciaux est vraiment grande, il y a un zéro de plus ou de moins dans le budget. Cette différence s’accompagne de toutes sortes d’obligations, comme la nécessité d’être compris par un public plus large, (suite…)

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Rohena Gera

Née en 1973

Inde

Scénariste, réalisatrice, productrice

Monsieur

Entretien avec Rohena Gera

« Depuis mon plus jeune âge, je peine avec la relation que nous avons en Inde avec les domestiques. J’ai grandi avec une nourrice qui habitait chez nous et dont j’étais très proche… mais il y avait toujours une sorte de ségrégation. Plus tard, alors que j’habitais aux États-Unis et que je revenais parfois en Inde, (suite…)

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Louis Garrel

Né le 14 juin 1983 à Paris

France

Acteur, réalisateur

Les Deux Amis, L’Homme Fidèle

Louis Garrel : « On voulait que le film soit joueur, étrange, surprenant tout le temps… »

AlloCiné : L’homme fidèle est un film assez surprenant car il ne va jamais là où on l’attend…

Louis Garrel, acteur et réalisateur : Oui, le film est étrange car il commence comme un film français, c’est à dire qu’on s’attend à un programme et en fait, assez rapidement, le film change de programme. C’est un truc que le film ne va pas cesser de faire : changer de programme tout le temps. Il va alterner (suite…)

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Valeria Bruni-Tedeschi

Née le 16 novembre 1964 à Turin

Franco-Italienne

Actrice, réalisatrice et scénariste

Il Est Plus Facile Pour un Chameau, Actrices, Un Château en Italie , Les Estivants

Avec « Les Estivants », dont le point de départ lui a justement été inspiré par « Les Estivants » de Gorki, Valeria Bruni Tedeschi signe un film réunissant de nombreux personnages. Lors d’une des toutes premières projections publiques du film, cet automne, Valeria Bruni Tedeschi est revenue sur ce qui a déclenché son envie de faire ce nouveau film :

(suite…)

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David Roux

Né en 1977 à Paris

France

Réalisateur, scénariste

L’Ordre des Médecins

Rencontre avec le réalisateur David Roux

David Roux : Je viens d’une famille de médecins, mes deux parents étaient médecins et mon frère est médecin à l’hôpital, donc j’ai toujours baigné dedans. J’ai mis très longtemps avant d’approcher le cinéma et je me disais qu’il y aurait un film à faire sur l’hôpital et quelque chose à raconter de l’intérieur…. (suite…)

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Paul Franklin Dano

Né le 19 juin 1984 à New-York

USA

Acteur (Little Miss Sunshine, There Will Be Blood, The Prisoneers, Ten Years a Slave)

Réalisateur (Wildlife)

“Wildlife” est le premier essai de l’acteur Paul Dano en tant que réalisateur. Un film adapté du roman de Richard Ford, “Une saison ardente”, qu’il a co-écrit avec sa compagne Zoe Kazan. Rencontre avec un trentenaire cool amateur de mélancolie.

« Depuis que je veux faire des films, J’ai toujours su que ce serait sur la famille. J’ai grandi dans une famille où il y avait autant d’amour que de turbulences. Lorsque j’ai découvert Une saison ardente, de Richard Ford, j’ai été sidéré par la façon dont ce roman examine cette dualité. J’ai passé une année entière à en rêver. Un jour, j’ai eu la vision de la dernière scène, (suite…)

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Mohamed Ben Attia

Né le 5 janvier 1976 à Tunis

Tunisien

réalisateur, scénariste

Hedi, un Vent de Liberté, Mon Cher Enfant

Après avoir réalisé Hedi, sélectionné à la Berlinale il y a deux ans, le cinéaste présente son deuxième long métrage dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs.

Comment résumez-vous « Mon cher enfant » en quelques mots ?
C’est l’histoire de Riadh qui s’est tout le temps défini au travers de son travail en tant que cariste au port de Tunis, et surtout au travers de son fils qui prépare son bac. Riadh part d’abord à la retraite, puis son fils disparaît. Cela trouble sa perception simpliste de la vie et le pousse à s’interroger sur lui-même.

Un lien, une continuité avec Hedi ?
Mis à part le traitement réaliste des rapports humains, je crois que certaines questions sont récurrentes comme la pression sociale et le conformisme. Ce qui m’intéresse aussi, c’est ce paradoxe entre notre incapacité à vivre ensemble et notre peur de la solitude.

D’où est venue cette idée de couple, de ce fils qui part ?
Tout d’abord, il y a eu cette envie de parler de ces jeunes qui choisissent la radicalité comme dernier recours, mais je me suis très vite rendu compte que mon vrai sujet était la vie de Riadh, son travail, son couple et bien entendu sa paternité.

Avez-vous écrit le scénario vous-même ?
J’ai entamé l’écriture pendant la postproduction de Hedi. Je ne peux pas dire que ce fut long puisque très vite j’ai compris ce que je voulais faire, et surtout ce que je ne voulais pas faire. Dès le départ, avec ma productrice, Dora Bouchoucha, nous savions que nous n’allions pas faire un exposé sur ces départs ni essayer d’en diagnostiquer les raisons mais plutôt de coller à ce père en soulevant des questions à travers son point de vue.

Ce fut un projet long à monter ?
Le montage financier a été plutôt facile à réaliser. Les bailleurs de fonds nous ont refait confiance et c’est ce qui nous a permis de mettre en boîte Mon cher enfant à peine deux ans après la sortie de Hedi. Je ne connais pas exactement les chiffres mais ça doit tourner autour de 1,1 M€. C’est la deuxième fois que nous travaillons avec Les Films du Fleuve. Notre rencontre date de mon premier film et bien sûr nous sommes très heureux de prolonger cette collaboration.

Comment avez vous trouvé et choisi vos acteurs ?
Je n’avais pas de critère particulier, mise à part la proximité avec le personnage. Il est vrai que j’ai pris l’habitude de travailler avec des non-professionnels. Ce n’est pas quelque chose d’handicapant, bien au contraire. Mais sur ce film, nous ne voulions pas nous priver d’un éventuel acteur connu. Nous avons donc fait pas mal de castings et rencontré beaucoup d’acteurs pour finalement revenir à notre premier candidat, Mohamed Dhrif. Pour le fils, Zakaria a participé à quelques pubs et Mouna, qui joue la mère, se trouve être la mère de Majd Mastoura, l’acteur principal de Hedi.

Avez-vous voulu tourner dans des décors spécifiques ?
Nous avons tourné dans des décors naturels et la résidence à Rades était prévue dès l’écriture. Elle est située en banlieue sud et a cette particularité d’être nichée au milieu de la forêt de Rades avec ce semblant de tranquillité, mais une tranquillité un peu suspecte, voire étouffante. Sinon, nous avons aussi tenu à tourner à Istanbul bien que cela ait été stressant et que l’autorisation fut difficile à obtenir. Une fois ce problème administratif réglé, ce fut un pur bonheur de tourner dans cette magnifique ville.

Aviez-vous des envies de mise en scène, des besoins précis ?
Encore plus que sur Hedi, je voulais une mise en scène réaliste qui s’effacerait presque face aux situations dramatiques. Le film est dense et grave de par le sujet traité. Nous voulions une caméra pudique et au service de l’histoire. En travaillant sur le découpage avec mon chef opérateur, le principe des plans-séquences s’est imposé automatiquement. Sans pour autant forcer dans l’exercice de style, ce parti pris rendait justice aux comédiens et à l’histoire sans appuyer quoi que ce soit.

À l’arrivée le film est-il semblable à celui que vous aviez en tête en l’écrivant ?
En ce moment, je finalise la postproduction (L’interview a été effectué début mai, Ndlr), donc il m’est un peu difficile de m’en rendre vraiment compte. Ce que je peux dire, c’est que depuis le début, je voulais dépasser le premier sujet du film (le départ du fils) pour parler de choses plus proches de nous (le couple, le travail, la solitude). Sur ce point, je crois que le film raconte cela, sans trahir pour autant la vérité de ces personnages.

Cette sélection à la Quinzaine revêt un sens particulier pour vous ?
Je suis cinéphile et je sais ce que cela représente de montrer son film dans cette section. Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai hâte d’être dans cette salle et de partager ce moment avec ce premier public.

Recueilli par Patrice Carré le 13/05/2018 pour Le Film Français
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Meyriem Benm’Barek

Née le 21 juillet 984 à Rabat

Maroc

Scénariste, réalisatrice

Sofia

Sofia semble faire poser le Maroc tout entier pour une photo. Une photographie sans retouche, crue, douloureuse, mais dont on peut deviner l’œil bienveillant du photographe. Rencontre avec Meryem Benm’Barek.

Vous parlez dans une interview de l’omnipotence française qui a une influence sur les milieux bourgeois au Maroc. Vous ajoutez les milieux populaires, eux, ne sont pas dupes. Comment l’expliquez-vous ?

Probablement parce que la bourgeoisie marocaine fonctionne exactement avec les mêmes codes que la bourgeoisie française. Ils sont très proches. Ils parlent la même langue, sortent dans les mêmes endroits. D’ailleurs les gens issus des milieux privilégies ou très privilégiés au Maroc, je n’ai pas l’impression que leur vie et leur quotidien diffèrent vraiment de celui des français ici. Par contre, (suite…)

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