Ciné Mont-Blanc
A ne pas rater !!
/!\ Le prochain Coup de Coeur Surprise aura lieu le Lundi 2 Juin 2025 à 20h00. A l’issue de la projection, nous vous proposons de partager nos impressions autour d’un verre.
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programmation du 6 septembre au 9 octobre
LE POIRIER SAUVAGE du 06 au 11 septembre
De Nuri Bilge Ceylan – France – Turquie – Allemagne – Bulgarie
2018 – 3h08 – VOST
Avec Ayden Demirkol, Murat Cemcir, Hazar Ergüçlü…
Sinan retourne dans sa ville natale après avoir terminé ses études.
Il ambitionne de devenir écrivain mais s’interroge : doit-il se définir
par ses racines ou contre elles ? Ce fils prodigue, fêté par sa famille,
peine à rétablir le contact avec son père. Ce très beau film est une
méditation profonde et profondément littéraire, sur l’amour, y
compris filial, sur la reconnaissance , y compris artistique, sur la
valeur du travail, y compris manuel… mais aussi sur la religion au
cours d’un étonnant dialogue entre le héros et deux imams. A
travers son cinéma ample, aux dimensions des paysages turcs filmés
admirablement, le réalisateur fait le pari de longs dialogues fouillés,
qui révèlent les personnages jusqu’à l’âme.
WOMAN AT WAR du 13 au 18 septembre
De Benedikt Erlingsson – Islande-France-Ukraine – 2018 – 1h41
VOST
Avec Halldora Geirhardosdottir, David Thor Jonsson, Magnus
Trygvason Eliassen…
Entre landes et volcans d’Islande, Halla, une activiste écolo, fait
sauter les lignes à haute tension ou exploser les pylônes qui
alimentent une usine d’aluminium. Traquée par la police, elle sait
s’organiser et utiliser au mieux sa vie tranquille de chef de chorale
comme couverture. Ce film joyeusement militant nous montre une
Artémis en lutte contre ce grand capital qui n’hésite pas à sacrifier
la nature pour faire des profits. Une histoire personnelle vient
transcender le combat politique, il lui faut choisir : être mère ou
hors-la -loi. Burlesque et décalé, ce film est aussi un manuel illustré
de résistance contre les technologies qui nous pistent : portables,
drones, caméras thermiques, ADN ….
De Emmanuel Mouret – du 20 au 25 septembre
France – 2018 – 1 h 49
Avec Cécile de France, Edouard Baer, Laure Calamy, Natalia
Dontcheva…
Scénario librement inspiré de Denis Diderot
Madame de la Pommeraye est une jeune veuve retirée du monde
et de ses futilités. Dans sa vaste demeure, elle profite de la compagnie
du Marquis des Arcis, libre penseur, esprit vif autant qu’espiègle
et bien connu pour ses nombreuses conquêtes amoureuses.
Entre eux des joutes verbales, des raisonnements pointus, de subtils
bons mots… Il lui fait la cour avec une douce obstination, elle
résiste, longtemps, puis finit par céder. Après la raison, la passion,
puis les fleurs se fanent…
Madame de la Pommeraye va se venger avec un talent incendiaire,
grâce à la fille de Madame de Joncquières, d’une beauté irradiante
et juvénile.
Vous n’allez pas vous ennuyer dans les dorures des salons, emporté
par ce tourbillon d’intelligence et de raffinement, et séduit par le
naturel confondant de Edouard Baer qui parle la langue du 18ème siècle , comme si c’était la sienne
UNE VALSE DANS LES ALLEES du 27 septembre au 2 octobre
De Thomas Stuber – Allemagne – 2018 – 2h05 – VOST – scénario
de Clemens Meyer et T. Stuber
Avec Franz Rogowski, Sandra Hüller, Peter Kurth…
Embauché dans un hypermarché, un jeune homme taciturne se
forme à la conduite du chariot élévateur sous la direction d’un vieux
briscard attachant. Il y a aussi une jeune collègue qui ne le laisse
pas indifférent. Inspiré d’une nouvelle de Clemens Meyer, Thomas
Stuber réussit un film âpre et sensible. Sa vision stylisée transforme
un hypermarché en un lieu initiatique. Le couple formé par la jeune
vendeuse déprimée et le conducteur du chariot introverti est une
vraie réussite portée par deux jeunes acteurs en vogue du cinéma
allemand, Franz Rogowski et Sandra Hüller qui brillent face à
l’excellent Peter Kurth.
De Lee Chang Dong
Corée du Sud – 2018 – 2H28 – VOST
Avec Yoo Ah-in, Yun Jong-seo, Steven Yeun…
Jongsu, coursier timide, qui aspire à être écrivain, retrouve par
hasard Haemi, une ancienne voisine : elle le séduit puis lui demande
de garder son chat, le temps d’un voyage en Afrique. A son retour,
elle lui présente un garçon riche et mystérieux, plein d’assurance ;
un lien de complicité se crée entre les 3 personnages, puis lentement
s’établit un lien plus complexe, entre les 2 hommes que tout ou
presque oppose .Qu’y a-t-il entre eux ? un rapport de classe, de
dominant à dominé ? Une rivalité ? De la jalousie ? De l’attirance ?
Fable insolite et ambiguë, aux allures d’abord de comédie
romantique, puis de thriller paranoïaque, le film entretient le
suspense avec une belle aisance jusqu’à un final ahurissant.
En compétition officielle à Cannes 2018, le coup de cœur de la critique
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Programmation avril mai 2018
ABRACADABRA
De Pablo Berger – Espagne – 2017 – 1h33 – VOST
Avec Maribel Verdú, Antonio de la Torre, José Mota
L’auteur réalisateur à qui nous devons l’étonnant « Biancanieves »,nous entraîne ici dans la folle histoire de Carmen, mariée à un affreux macho, conducteur de grue, amateur de foot. Durant un spectacle donné au cours d’un mariage, ce dernier hypnotisé par un spirite amateur, change de comportement. Désormais aucunes des tâches ménagères ne le rebutent, vaisselle, aspirateur…Cherchant à élucider ce phénomène, l’épouse découvre un homme à double visage, tendre, certes, mais avec quelques tendances meurtrières.
Sous prétexte d’une comédie hypnotique, exubérante, Pablo Berger
parle du couple. Conjugalité, paradis ou enfer? Carmen croit en l’amour,
pourtant confrontée depuis toujours à la violence masculine ambiante.
Ce film original, drôle, émouvant aussi, d’actualité semble-t-il, a
été plusieurs fois nommé aux Goy
L’ORDRE DES CHOSES (séance unique le 25 avril)
De Andrea Segre – Drame – Italie – France – Tunisie – 2018 – 1h
55 – VOST
Avec Paolo Pierobon, Giuseppe Battiston …
Un remarquable film politique sur la question des migrants. Il montre le dilemme entre devoir et conscience auquel sera confronté unpolicier chargé par le gouvernement italien de négocier le maintiendes migrants sur le sol africain. Un policier que rien ne devrait fairedévier de sa tâche jusqu’à ce qu’il ressente de l’empathie pour unejeune Somalienne et prenne conscience que ces hommes et femmesqui fuient leur pays ne forment pas un tout indifférencié mais une
multitude de destins individuels forcément poignants
MADAME HYDE
De Serge BOZON – France – 1h35.
Avec Isabelle Huppert, Romain Duris, Adda Senani, José Garcia,
Guillaume Verdier.
Madame Géquil est professeure de sciences physiques dans une classe technologique en banlieue. Mais, petite créature criarde et fébrile, elle n’a pas la moindre autorité face à ses élèves et elle est l’objet de leur raillerie. Mais un évènement inattendu nous conduit à une version toute nouvelle de L’étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde de Robert Louis Stevenson. Et la fable s’avère très drôle
dans sa manière de reprendre bon nombre d’archétypes sur l’école
pour mieux les pervertir. Chaque personnage détonne, en particulier le proviseur et l’enseignante à l agonie , livrant héroïquement va-telle
enfin pouvoir transmettre son savoir ?
NUL HOMME N’EST UNE ÎLE
De Dominique Marchais – Documentaire – France – 2017 – 1H36 – VOST
« Nul homme n’est une île » est un film documentaire : c’est un film – voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes : on y découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre
localement l’esprit de la démocratie et à produire le paysage du bon gouvernement, à contrecourant des modèles économiques dominants (libre concurrence et course au profit). Des agriculteurs de la coopérative les Galline Felici (les poules heureuses) à Catane
en Sicile, aux architectes, artisans et élus des Alpes du Tessin en Suisse et du Vorarlberg en Autriche : tous font de la politique à partir de leur travail et se pensent un destin commun. Le local serait il le dernier territoire de l utopie?
THE RIDER
De Chloé Zhao – Etats Unis – 2018 – 1h44 – VOST
Avec : Brady, Tim et Lily Jandreau, Lane Scott
Le jeune cowboy Brady, étoile montante du rodéo, apprend qu’après son tragique accident de cheval, les compétitions lui sont désormais interdites. De retour chez lui, Brady doit trouver un enouvelle raison de vivre, à présent qu’il ne peut plus s’adonner à
l’équitation et à la compétition qui donnaient tout son sens à sa vie. Dans ses efforts pour reprendre en main son destin, Brady se lance à la recherche d’une nouvelle identité et tente de définir ce
qu’implique être un homme au cœur de l’Amérique.
Tous les acteurs, non professionnels, campent des personnages fidèles à ce qu’ils sont dans la vraie vie. Chloé Zhao aborde des questions aussi cruciales que l’assimilation, la relation homme animal,
la nature et la culture.
2 Prix et 8 Nominations.
HUMAN FLOW (séance unique le 16 mai)
De AI WEIWEI – Documentaire allemand – 2h20 – VOST
Plus de 65 millions de personnes ont été contraintes ces dernières années de quitter leur pays d’origine à cause de la guerre ou de lafamine. Ai Weiwei, l’artiste dissident chinois a parcouru 23 pays sur les traces des migrants en filmant leur quotidien d’humains
maltraités. Ce documentaire rappelle que tout être humain a le droit de migrer et d’être accueilli mais que ce droit fondamental est bafoué
VENT DU NORD
De Walid MATTAR – France – 1h29.
Avec Philippe Rebbot, Mohamed Amine Hamzaoui, Kacey Mottet
Klein, Corinne Masiero.
La galère et les rêves d’un ouvrier touché comme ses pairs par la délocalisation de leur entreprise. Oui, on peut rire avec le chômage !
Voilà une comédie sociale qui aborde avec humour, malgré la gravité du sujet, comment un personnage profite de ses indemnités de licenciement pour vivre de sa passion, la pêche. Mais rien ne se passe comme prévu. Et, dans la banlieue de Tunis, là où l’usine
a été délocalisée, un jeune ouvrier est obligé d’accepter des conditions de travail humiliantes sur la chaîne où a sué toute sa vie son aîné français. Une description lucide des souffrances sociales de notre époque racontée sur un ton léger.
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Programmation mars avril 2018
Du jeudi 22 au mardi 27 mars
NI JUGE NI SOUMISE
De Yves Hinant et Jean Libon – France/Belgique – 2018 – 1h39
L’émission franco-belge « Strip Tease » s’invite sur grand écran avec un documentaire qui retrace le quotidien d’une juge d’instruction bruxelloise. Au volant de sa 2 CV bleue pervenche, elle sillonne Bruxelles, sa ville, d’une scène de crime à l’autre. Caustique, capable de sortir une blague dans les situations les plus éprouvantes, Anne Gruwez aurait pu être un truculent personnage de fiction. Elle est pourtant une authentique juge, à la langue bien pendue et au cœur bien accroché que Yves Hinant et Jean Libon ont suivie pendant trois ans. A chaque instant, le sordide côtoie la misère humaine la plus noire. « C’est souvent dans l’histoire qu’on peut voir à la loupe la société dans laquelle on patauge » tel est le credo des réalisateurs. Ca n’est pas du cinéma, c’est pire !
Du Jeudi 29 mars au mardi 3 avril
MEKTOUB MY LOVE
De Abdellatif Kechiche – F – 2h55
Avec Shaïn Boumedine, Ophélie Bau, Salim Kechiouche….
Librement adapté du roman de François Bégaudeau « La blessure », « Mektoub my love » est une œuvre fidèle à l’univers de Kechiche, un conte d’été et un récit d’initiation où le réalisateur prend le temps de s’attacher à des personnages pris au jeu de l’amour et de la sensualité.
Amin, qui fait ses études à Paris est revenu passer l’été dans sa famille qui tient un restaurant tunisien à Sète. Il y retrouve ses amis de jeunesse. Le film va suivre ces jeunes gens qui vont vivre au rythme de l’amour, des rapports humains, des journées ensoleillées et des soirées festives.
A côté du tourbillon des corps, Kechiche parvient à générer le mystère et la poésie à travers un couple atypique et platonique : la voluptueuse Ophélie et Amin, témoin troublant des amours des autres.
Comme d’habitude Kechiche ne laisse jamais insensible et comme pour « Adèle », ce film va fasciner ou déranger.
Nominé à la Mostra de Venise en 2017
Du jeudi 5 avril au mardi 10 avril
RAZZIA
De Nabil Ayouch – Drame – France – Belgique – Maroc – 2018– 1h 59 – VOST
Avec Maryam Touzani, Arieh Worthalter, Abdelilah Rachid…
Nabil Ayouch, le réalisateur de « Much Loved » nous propose cette fois-ci un film choral qui suit l’histoire de cinq personnages en quête de libertés individuelles, personnelles et intimes. Des personnages que tout sépare dans des époques différentes (des années 80 au Maroc actuel) mais qui tous, ont le désir de s’affranchir des contraintes trop pesantes d’une société islamo-marocaine verrouillée et schizophrène. C’est un film qui critique et soulève un grand nombre de tabous : éducation, avortement, place de la femme dans le mariage, homosexualité … sans retenue mais sans manipulation. Aucune faille, aucune erreur, aucune longueur dans ce film, une réalisation impeccable avec des images à couper le souffle.
Film sélectionné au festival international de Toronto (2017) dans la catégorie Platform ainsi qu’au festival de Sarlat (2017)
Du jeudi 12 avril au mardi 17 avril
CALL ME BY YOUR NAME
De Luca Guadagnino – EU – 2h12 – VOST
Avec Armie Hammer, Timothée Challamet, Michael Stuhlbarg
L’Italie, les années 1980, la campagne lombarde, une belle demeure, une famille : les Perlman ; le père américain est professeur d’archéologie et d’histoire de l’art à l’université ; la mère est franco-italienne, traductrice de profession et leur fils Elio adolescent (17 ans) est versé dans la musicologie ; il passe l’été à retranscrire les pièces de Bach, à lire, à flirter avec la fille des voisins .Tout va bien au royaume de la bourgeoisie…
Jusqu’à l’arrivée d’un svelte et élégant doctorant américain Oliver : il vient passer l’été, chez les Perlman, pour assister le professeur dans ses recherches. Entre Elio et lui, une attraction immédiate produit étincelles et courts circuits.
Peinture d’une classe sociale, dont les acteurs sont déchargés de toute contrainte matérielle, le film se consacre entièrement aux choses de l’esprit et de la chair et son intensité naît du déploiement de la cristallisation amoureuse et de la séparation annoncée des 2 amants…
Du Jeudi 19 avril au mardi 24 avril
LES BONNES MANIERESDe Juliana Rojas et Marco Dutra -Brésil- 2017-2H15- VOST
Avec Isabel Zuaa, Marjorie Estiano, Miguel Lobo
Présenté au festival de Locarno 2017, « Les Bonnes Manières » est un film de monstre pas comme les autres ! La première partie est un mélodrame social et intimiste autour de Lara, qui devient la femme de chambre de Ana, jeune femme aisée, enceinte et seule. Jeu d’attraction/répulsion entre les 2 femmes, exacerbé jusqu’à devenir un mélange de pulsions amoureuses et de terreur. La deuxième partie se situe sept ans plus tard, elle est très différente : l’enfant est devenu un loup-garou et Clara doit l’empêcher de succomber à ses instincts meurtriers nocturnes…
Les cinéastes s’appuient sur un récit métaphorique, pour décliner une fable politique et intime où les rapports familiaux et maternels structurent les actes, sans oublier l’invitation à l’imaginaire.
Primé à L’Étrange Festival 2017 (Prix du jury) et au festival international du film fantastique de Gérardmer 2018 (Prix du jury)
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programmation fevrier mars 2018
15 au 20 fevrier
ENQUÊTE AU PARADIS
De Merzak Allouache- documentaire franco-algérien-2h15
Avec Salima Abada, Younès Sabeur Chérif, Aïda Kechoud…
En Algérie, une jeune journaliste enquête sur le « paradis », celui des prédicateurs salafistes du Maghreb et du Moyen-Orient véhiculés par des vidéos circulant sur Internet. Elle interroge la prégnance de cette croyance dans la population et ses conséquences. Sobre, d’une redoutable efficacité et non dénué d’humour, le dispositif permet tout à la fois de déconstruire le discours salafiste et de dresser un état des lieux de la société algérienne. Stylisé par un superbe noir et blanc, cet état des lieux flippant allie l’acuité de la reporter, affable et attentive à la distanciation du cinéaste. Il concerne aussi la France, à un degré moindre.
22 au 27 fevrier
FORTUNATA
De Sergio Castellito – Italie – 2017 – 1h43 – VOST
Avec Jasmine Trinca, Stefano, Hanna Schygulla…
Fortunata a une vie tourmentée, une fille de huit ans et un mariage raté derrière elle. Elle est coiffeuse à domicile, vit en banlieue, traverse la ville, entre dans les appartements bourgeois et colore les cheveux des femmes. Fortunata se bat tous les jours avec une détermination farouche pour réaliser son rêve : ouvrir un salon de coiffure et prendre en main son destin, conquérir son indépendance et son droit au bonheur. Fortunata sait que pour aller au bout de ses rêves, il faut de la persévérance : elle a pensé à tout, elle est prête à tout, mais elle n’a pas pris en compte la variable de l’amour, la seule force perturbatrice capable de faire vaciller toutes ses certitudes. Aussi parce que, pour la première fois peut-être, quelqu’un la regarde telle qu’elle est et l’aime vraiment.
1 prix et 5 nominations au Festival de Cannes 2017
1 au 6 mars
OH LUCY !
De Atsuko Hirayanagi – Japon – 1h35 – VOST
Avec Shinobu Terajima, Josh Hartnett, Kaho Minami…
Cette étonnante comédie dramatique japonaise met en scène une employée de bureau dépressive, qui se découvre une énergie insoupçonnée grâce à des cours d’anglais dans lesquels elle porte une perruque blonde et peut se libérer de ses inhibitions. Setsuko, devenue Lucy, tombe rapidement amoureuse de son professeur, et quand celui-ci disparaît soudainement, elle embarque sa sœur dans une quête qui les mène jusqu’au sud californien.
L’apprentissage d’une langue étrangère implique un changement de personnalité : c’est la belle idée de ce premier long métrage doux-amer.
8 au 13 mars
BELINDA
De Maria Dumora – France – 2017 – 1H47
Documentaire
Documentariste qui aime travailler ses sujets sur le long terme, Maria Dumora suit depuis une décennie et demie une jeune fille du nom de Belinda, devenue aujourd’hui jeune femme. L’accompagnent sa sœur, ses parents, malgré les placements en famille d’accueil, son amoureux qui ne sait pas lire… Un microcosme yéniche (des tziganes au patois dérivé de l’allemand), digne d’un roman naturaliste, dans une France de la marge, de la paupérisation, dans l’Est de l’Hexagone, pour lesquels il est souvent également question de prison – elle est évoquée pour le père, le futur mari et Belinda elle-même, faute de pouvoir s’insérer dans la société.Avec un regard naturaliste évident, la réalisatrice trahit surtout son attachement pour la jeune femme, sa gouaille prolétaire, son authenticité qui transpire la générosité à chacune de ses apparitions, dans des tenues de Cosette des temps modernes.
Marqué du seau qualitatif de l’ACID à Cannes, le film de Marie Dumora est un bijou.
15 au 20 mars
LE RIRE DE MA MERE
De Colombe Savignac et Pascal Ralite – France/Belgique – 2017 – 1h32
Avec Suzanne Clément, Grégoire Colin, Pierre Demolon, Igor Van Dessel, Corrado Invernizzi, Sabrina Seyvecou…
Adrien est un adolescent timide. Bousculé depuis que ses parents, Romain et Marie, sont séparés, il partage son temps entre son père et sa mère qui ont gardé une douce complicité. Un jour, Adrien apprend le pire : sa mère est gravement malade. Elle a beau rester bravache, l’ado sait qu’il va devoir être très courageux et grandir plus vite que prévu… La jolie réussite de ce premier long métrage réside dans sa manière d’éviter le pathos ; c’est un drame lumineux, d’une pudeur remarquable pour un tel sujet: le deuil du point de vue de l’enfant. Une tendresse diffuse et de nombreux traits d’humour tirent le film vers une ode à la transmission de la vitalité et aux souvenirs joyeux, qu’il faut garder coûte que coûte.
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programmation janvier fevrier 2018
Du 4 au 9 Janvier
UN HOMME INTEGRE
De Mohamed Rasoulof – Iran – 2017 – 1h57 – VOST
Avec Reza AkhlaghiIrad, Soudabeh Beizaee, Nazim Adabi
Reza a quitté Téhéran avec femme et enfants pour se consacrer à l’élevage des poissons loin de la violence de la capitale. Celle ci le rattrape quand une compagnie privée décide d’acquérir par tous les moyens un terrain qu’il possède mais ne veut pas vendre.
Comment lutter quand les moyens légaux se révèlent inefficaces autrement qu’en utilisant les armes de l’adversaire : violence et corruption ? Le réalisateur passe ainsi d’une dénonciation kafkaïenne d’un système social à un thriller mafieux dans lequel les convictions morales du héros finissent par céder devant la nécessité de sauver sa peau.
Tourné en Iran et cependant sans espoir d’y être distribué, le film a obtenu le Prix “Un Certain Regard” à Cannes 2017.
Du 11 au 16 Janvier
MAKALA
D’Emmanuel GRAS – documentaire français – 1h36.
Avec Kabwita Kasongo
Au Congo, un jeune villageois a comme ressources ses bras, la brousse environnante et une volonté tenace. Après nous avoir fait partager son quotidien, le cinéaste nous embarque avec lui et son vélo surchargé sur la route périlleuse vers Kolwesi, où Kabwita espère vendre le fruit de son travail pour nourrir sa famille. Il sublime cette réalité en révélant sa part d’étrangeté, de grandeur ou même de beauté et il élève la quête de son héros à une dimension onirique.
C’est un film aride, contemplatif et néanmoins incisif sur la misère en Afrique. Tout y est vrai et cinématographique.
Du 18 au 23 Janvier
Grand prix de la Semaine de la Critique à Cannes 2017
LES GARDIENNES
De Xavier Beauvois – France – 2017- 2h14
Avec Nathalie Baye, Laura Smet, Iris Bry…
Que deviennent les femmes quand les hommes font la guerre ? Ayant débusqué un roman oublié paru en 1924 et signé d’Ernest Pérochon, un écrivain qui ne l’est pas moins, Xavier Beauvois, en l’adaptant, a tenté, à sa manière de nous le faire voir.
Début 1915, à la ferme du Paridier, les femmes ont pris la relève des hommes partis au front. Travaillant sans relâche, leur vie est rythmée entre le dur labeur et le retour des hommes en permission. Hortense, la doyenne, engage une jeune fille de l’assistance publique pour les seconder. Francine croit avoir enfin trouvé une famille…
Le réalisateur et son opératrice Caroline Champetier filment magnifiquement les visages : Laura Smet (la fille aînée), Cyril Descours (le fils cadet) n’ont jamais paru aussi vulnérables et vrais. Dans le rôle de l’orpheline, la débutante, Iris Bry (Francine), mélange de modestie et d’éclat, devient, irrésistiblement, la véritable héroïne des « Gardiennes… »
Xavier Beauvois restitue les réalités d’il y a un siècle, mais regarde également notre époque droit dans les yeux » (Marianne).
Du 25 au 30 Janvier
L’INTRUSA
De Leonardo Di Costanzo – Italie – 2017 – 1h35 – VOST
Avec Raffaella Giordano, Valentina Vannino, Martina Abbate
Naples. Aujourd’hui. Giovanna, travailleuse sociale combative de 60 ans, fait face à une criminalité omniprésente. Elle gère un centre qui s’occupe d’enfants défavorisés et offre ainsi une alternative à la domination mafieuse de la ville. Un jour, l’épouse d’un criminel impitoyable de la Camorra, la jeune Maria, en fuite avec ses deux enfants, se réfugie dans ce centre. Lorsqu’elle lui demande sa protection, Giovanna se retrouve confrontée, telle une Antigone moderne, à un dilemme moral qui menace de détruire son travail et sa vie.
On retrouve dans ce film une utopie sociale filmée avec intelligence et sensibilité, un îlot de solidarité aux prises avec la Camorra, la peinture d’un laboratoire social plein de promesses et d’espoir. C’est aussi un formidable portrait de femme. Rafaella Giordano irradie dans le rôle de Giovanna. Présenté à la quinzaine des réalisateurs à Cannes 2017.
Du 1 au 6 Fevrier
IN THE FADE
De Fatih Akin – Drame-Thriller – France – Allemagne – 2017 – 1h 40
Avec Diane Kruger, Ulrich Tukur, Johannes Krisch, Denis Moschito, Numan Açar
La vie de Katja, blonde allemande aux yeux bleus, s’effondre lorsque son mari Nuri, d’origine kurde et son fils meurent dans un attentat à la bombe. Sur fond de trafic de drogue et d’agissements divers de mafias communautaires, « In the Fade » montre avec subtilité comment la suspicion envers les victimes reflète des préjugés sociaux et ethniques.
Le couple Katja/Nuri, modèle d’union intercommunautaire harmonieuse, n’était visiblement pas du goût de leurs parents respectifs, côté allemand comme côté kurde…
Le film est découpé en trois chapitres qui permettent de suivre le cheminement de Katja, du bonheur insouciant au désir de vengeance, avec un dernier volet intense, oscillant entre le thriller et la tragédie grecque. Dénonciation efficace du terrorisme néo-nazi, ce thriller est aussi un touchant portrait de femme qui offre son meilleur rôle à Diane Kruger
Prix d’interprétation féminine pour Diane Kruger au festival de Cannes
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Programmation Novembre décembre 2017
Du 16 au 21 novembre
CARRÉ 35
De Eric Caravaca-France-2017-1h07
Ce documentaire est traité comme une série noire, dont Caravaca est le privé. Il enquête sur une sœur aînée, Christine, morte à 3 ans, avant sa propre naissance et celle de son frère et enterrée dans le carré 35 de la partie française du cimetière de Casablanca. (suite…)
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Programmation octobre novembre 2017
FAUTE D’AMOUR (LOVELESS) du 12 au 17 octobre
De Andrey Zvyagintsev – Russie, France – 2017 – 2h08 – VOST
Avec Mariana Spivak, Alexei Rozin, Matvei Novikpv, Marina Vasilieva, Andris Keishs….
Boris et Zhenya ne s’aiment plus et entament une procédure de divorce. Ils se disputent sans cesse et enchaînent les visites de leur appartement en vue de le vendre.
(suite…)
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Programmation septembre -octobre 2017
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Programmation juin juillet 2017
APRÈS LA TEMPÊTE du 1er au 6 juin
De Hirokazu Kore-Eda -Japon – 2016 – 1h58 – VOST.
Avec Hiroshi Abe, Yoko Maki, Yoshizawa Taiyo
Un typhon oblige une famille disloquée à passer la nuit ensemble. Le père tente de regagner la confiance des siens. « Après la tempête », c’est ce qui reste de soi une fois passés les ambitions, les espoirs, les aspirations, une fois survenus l’amertume, l’échec, les déceptions. Voilà ce que dit avec une grande délicatesse et une douce langueur ce beau film grave et lent. Portée par les dialogues d’un duo mère-fils, c’est une ode à l’instant présent, seul refuge précaire dans un monde où rien n’est permanent, et surtout pas les rapports humains au
I AM NOT YOUR NEGRO du 8 au 13 juin
De Raoul Peck – Documentaire américano-français – 2016 – 95 mn
En juin 1979, l’auteur noir américain James Baldwin écrit à son agent littéraire pour lui raconter le livre qu’il prépare : le récit des vies et des assassinats de ses amis Martin Luther King Jr, Medgar Evers, membre de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) et Malcolm X. En l’espace de cinq années, leur mort a traumatisé une génération. En 1987, l’écrivain disparait avant d’avoir achevé son projet. Il laisse un manuscrit de trente pages, «Remember This House», que son exécuteur testamentaire confie plus tard à Raoul Peck («L’Ecole du pouvoir», «Lumumba»). Avec pour seule voix off la prose de Baldwin, le cinéaste revisite les années sanglantes de lutte pour les droits civiques, les trois assassinats précités, et se penche sur la recrudescence actuelle de la violence envers les Noirs américains…
LES MAUVAISES HERBES Du 15 au 20 juin
De Louis Bélanger – Québec – 2h47
Avec Gilles Renaud, Emmanuelle Lussier- – Martinez, Alexis Martin
Un acteur criblé de dettes, un vieux misanthrope qui cultive du cannabis, une jeune femme passée relever les compteurs au mauvais moment et un préteur sur gages assez nerveux. Tout ce petit monde est réuni autour d’une intrigue où le cannabis n’est qu’un prétexte car chacun des personnages pris en otage par le vieux Simon va en découvrir plus sur la vie et sur eux mêmes en un mois qu’ils ne l’avaient fait en 10 ans.
Des dialogues enlevés pimentés d’une bonne dose de dialecte de français québecois achèvent de nous installer dans un monde de bonne humeur communicative.
Une vraie bonne surprise révélée au festival d’Angoulême l’an dernier.
Une vraie bonne surprise révélée au festival d’Angoulême l’an dernier
Du 22 au 27 juin
De Nana Ekvtimishvili et Simon Gross – Georgie, Allemagne, F – 2017 – 2h – VOST
Avec la Shugliashvili, Merab Ninidze, Berta Khapava…
Professeure dans un lycée de Tbilissi, Manana est mariée depuis 25 ans à Soso. Ensemble, ils partagent leur appartement avec les parents de Manana, leurs deux enfants et leur gendre. Une famille en apparence heureuse et soudée jusqu’à ce qu’à la surprise de tous, Manana annonce au soir de son 52e anniversaire sa décision de quitter le domicile conjugal pour s’installer seule.
Le poids de la famille, amplifié dans un pays à fortes traditions, face au désir de liberté d’une femme qui veut enfin vivre par et pour elle-même : un film géorgien, qui a valeur largement universelle…
Le 26 juin 2017
Documentaire de Guillaume Bodin
EN AVANT-PREMIÈRE LE LUNDI 26 JUIN à 20h.
Zéro Phyto 100% bio, c’est le troisième documentaire de Guillaume Bodin sur des cantines bio et des villes sans pesticides, les enjeux de demain. Dans une enquête passionnante, il part à la rencontre de ces communes françaises qui n’ont pas attendu la loi Labbé pour être bio et écolo.
Depuis le 1er janvier 2017, la Loi Labbé interdit l’utilisation des produits phytosanitaires dans les espaces publics, une loi déjà mise en pratique par plusieurs communes de France. Guillaume Bodin est parti à la rencontre de creux qui prônent le bio dans les cantines scolaires, les entreprises ou l’agriculture et qui contribuent à la santé de la population et à la protection de l’environnement. Un documentaire d’utilité publique.
A la fin du film, Guillaume Bodin sera présent et nous pourrons engager le débat avec lui.
Du 29 juin au 4 juillet
D’Alberto RODRIGUEZ- Espagne – 2h02 – VOST.
Avec Eduard Fernandez, José Coronado, Marta Etura Luis
Un escroc de haut vol au cœur d’un scandale d’État va entrainer la chute de deux ministres de l’intérieur de l’Espagne, puis précipiter la défaite électorale du gouvernement socialiste de Felipe Gonzalez. Francisco Paesa dit « Paco » aurait utilisé l’ex-premier flic d’Espagne pour se venger des mauvaises manières du gouvernement à son égard et, au passage gagner des milliards de pesetas. Le cinéaste reconstitue cette arnaque comme un thriller dopé à l’humour noir. Il réussit à ne pas égarer le spectateur dans un tel labyrinthe de manipulations croisées et de coups de billard à trois bandes bien que rien ne soit jamais sûr dans cette histoire, certes tirées de faits réels, mais dont on sait, dès la première séquence, qu’elle contiendra des mensonges.
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PROGRAMMATION AVRIL MAI 2017
THE LOST CITY OF Z
De James Gray – USA – 2017 – 2h30 – VOST
Avec Charlie Hunnam, Sienna Miller, Robert Pattinson…
En 1906, Percival Fawcett, colonel britannique, a pour mission d’établir une cartographie de la frontière entre le Brésil et la Bolivie., région convoitée pour son caoutchouc. Persuadé d’avoir découvert les restes d’une mystérieuse civilisation, (suite…)
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