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Manele Labidi ( Un Divan à Tunis )

Né en 1982 en région parisienne

Franco-tunisienne

Réalisatrice, scénariste

Un Divan à Tunis

ENTRETIEN AVEC MANELE LABIDI

Comment est né le projet ?

La Tunisie a toujours été pour moi une matière cinématographique puissante, de par ses paysages, sa lumière et la complexité de ses habitants au carrefour entre culture arabo-musulmane et méditerranéenne. Je savais que mon premier film se passerait à Tunis mais c’est la révolution tunisienne qui a été le véritable déclencheur.La révolution a rendu le pays tout d’un coup « bavard » après des décennies de dictature (suite…)

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Le Photographe

LE PHOTOGRAPHE 
Réalisé par RITESH BATRA
INDE – 2019 – VOST
En faisant se croiser, dans la même ville, un photographe des rues nommé Rafi et une jeune étudiante de bonne famille, Miloni, le réalisateur Ritesh Batra poursuit son observation de la société indienne, où les fossés séparant les différentes classes semblent infranchissables. Au point qu’entre Rafi et la jolie Miloni, aucune relation n’est envisageable : parce qu’il a pris une photo d’elle, il la fait passer pour sa petite amie afin d’apaiser sa grand-mère, fermement décidée à le marier. La timide demoiselle se prête au jeu par gentillesse.

Si l’on voit venir le retournement de situation, ce moment où le faux couple affrontera le désir d’en devenir un vrai, le film ne cesse pourtant d’étonner. À travers des scènes qui tirent le meilleur du personnage de la grand-mère, la comédie s’installe, soutenue par tous les amis de Rafi, qui lui parlent de sa promise et de mariage au beau milieu des occupations quotidiennes, en l’apostrophant quand il passe. Voilà l’amour en Inde : une histoire que tout le monde suit et commente comme un feuilleton, une romance qui s’écrit avec la famille, les voisins, joyeusement ! Mais lorsque Rafi s’interroge sur ce qu’il éprouve pour Miloni, il parle avec un fantôme venu le visiter…

C’est alors le mystère que le réalisateur interroge : celui des sentiments, qui naissent dans le plus grand secret et poussent l’une vers l’autre deux personnes qui n’avaient aucune intention de s’attacher l’une à l’autre. La force véritable et irrépressible de l’amour, qui échappe à tous les romans-photos, à tous les clichés, est montrée avec une superbe délicatesse, observée avec une justesse qui va droit au cœur.

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Un divan à Tunis

UN DIVAN À TUNIS

Un film de  Manele Labidi

France/Tunisie – 1h28 –  VOST

Avec : Golshifteh Farahani, Majd Mastoura,..

La scène d’introduction – quiproquo autour du célèbre portrait photographique de Sigmund Freud portant la chéchia rouge, le couvre-chef traditionnel tunisien – dit bien d’emblée toute la fantaisie de ce film, et tout l’humour de sa pétillante héroïne, Selma, fraîchement débarquée de Paris pour installer son divan à Tunis ! Car n’en déplaise aux langues de vipères, aux oiseaux de mauvaise augure et autres sceptiques locaux qui jurent par le Saint Coran qu’il n’y a pas besoin de psy dans ce pays, Selma est bien décidée à installer son cabinet de thérapeute sur le toit terrasse de la maison de son oncle. Et y a fort à parier que les Tunisiennes et les Tunisiens, en pleine crise existentielle post-révolution, ont bien des choses à lui dire.

Car oui, dans cette Tunisie d’après Ben Ali, la parole, muselée pendant des années de dictature, se libère et le pays redevient bavard, dans un élan un peu chaotique où tout se bouscule : les angoisses du passé, la peur de l’avenir, les désirs et les rêves qui peuvent à nouveau se raconter.

Selma va imposer son art et ses manières, même s’il lui faudra aussi faire preuve d’ingéniosité et d’un sens aigu de la négociation quand il s’agira de montrer patte blanche aux autorités, pas vraiment ravies de voir une jeune Franco-tunisienne proposer à ses concitoyens de venir s’allonger sur son divan, rideaux fermés !

Sans jamais tomber dans une vision caricaturale de la psychanalyse, ni dans les clichés exotiques pour parler de la Tunisie, Un divan à Tunis est un délicieux cocktail d’intelligence, de drôlerie et d’émotion qui raconte, l’air de rien, l’état d’un pays entre l’élan de modernité et le poids des traditions, entre les vieux réflexes d’un temps révolu et le besoin de se construire un avenir meilleur. Un pays qui a besoin de parler, de panser ses blessures, de ne rien renier de son histoire mais d’aller de l’avant. Un pays que l’on découvre en pleine ébullition, avec une jeunesse dynamique, un peuple déboussolé qui se cherche pour le meilleur, ayant laissé le pire dans le rétroviseur. Bref, le patient idéal pour commencer une thérapie. Et si la thérapeute a les traits sublimes et le charisme de la belle Golshifteh Farahani, ça promet !

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Ritesh Batra ( Le Photographe )

Né le 12 juin 1979 à Bombay

Inde

Réalisateur, scénariste

The Lunchbox, Le Photographe

Après The Lunchbox (2013), ce réalisateur indien qui sait raconter avec subtilité les émois sentimentaux les plus inattendus a commencé une carrière américaine. Le Photographe marque son retour au pays : sur des motifs proches des mélos de Bollywood, Ritesh Batra tisse une romance doucement transgressive. Rencontre.

Dans Le Photographe, vous montrez des habitants des quartiers populaires de Bombay qui commentent, par-dessus les étals des marchés, la vie sentimentale de l’un d’eux, un peu comme dans une comédie musicale. Est-ce réaliste ? (suite…)

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La Fille au Bracelet

Un film De Stéphane DEMOUSTIER

France – 1h36

Avec Mélissa Guers, AnaÏs Demoustier,

Stéphane Demoustier raconte la troublante histoire de Lise Bataille, une adolescente de 18 ans accusée du meurtre de sa meilleure amie Flora, survenu 2 ans auparavant.

Construit en quasi huis-clos, ce drame judiciaire sobre et maîtrisé soulève les questions épineuses de la culpabilité et du terrible fossé entre les générations.Le film suit le procès de Lise portant un bracelet électronique; le cinéaste met en scène une haletante confrontation entre les différents personnages ,ne cesse de semer le trouble quand à l’innocence présumée de Lise.En effet à mesure que la vie intime de Lise est dévoilée, la carapace se referme et la vérité devient de plus en plus difficile à discerner.Immergé dans cette brumeuse et sinistre affaire, le spectateur se fait le témoin de l’atroce homicide qui se constitue, pièce par pièce, devant lui.L’arme du crime a disparu, les preuves manquent: l’enquête ne peut aboutir. Regard franc, posture droite, Mélissa Guers est époustouflante dans le rôle de cette adolescente mystérieuse enfermée dans une cage de verre, dont le visage impassible ne révèlera rien, et ce jusqu’au dénouement.Face à elle, Roschdy Zem et Chiara Mastroianni incarnent les parents en détresse, résignés et submergés par le doute et la suspicion.

La caméra du réalisateur s’attache à entretenir la distance entre les personnages prisonniers de leur mutisme .Il parvient à capter l’atmosphère oppressante qui se dégage du tribunal austère dans le quel s’affrontent à tour de rôle 2 femmes de caractère: l’avocate de Lise ,interprétée avec brio par Anne Mercier dont la voix envoûtante et le charisme collent parfaitement à ce personnage de doyenne aguerrie,

la jeune procureure qui n’en démord pas ,campée par une intraitable Anaïs Demoustier

Connait-on ses enfants: leur vie, leurs amitiés ,leurs codes, leur sexualité, leurs rapports aux réseaux sociaux? Doit-on les juger, où la confiance s’arrête?Et cette question qui reste entière: la fille au bracelet est-elle la meurtrière?

Stéphane Demoustier donne un film à voir ce qu’un juré est supposé savoir, nous donne à vivre un procès plus qu’il ne nous le fait voir, nous livre un film fort s’appliquant plus à poser des questions qu’à y répondre évoquant par la même l’idée d’intime conviction.

 

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Séjour dans les monts Fuchun

SÉJOUR DANS LES MONTS FUCHUN

 

 GU XIAOGANG, Chine, 2h30, VOST avec Qian Youfa, Wang Fengjuan, Sun Zhangjian

Film-fleuve résolument ambitieux, tenant autant de la peinture chinoise traditionnelle que de la chronique familiale.

“On a vécu ici pendant trente ans et ils ont mis trois jours à le démolir”. La phrase lâchée par un couple de pêcheurs, au début du récit, résume assez bien la démarche artistique du néo-réalisateur Gu Xiaogang : confronter l’intériorité avec le collectif, l’instantané avec l’éternel, l’histoire moderne des hommes avec celle d’un pays fort de ses traditions séculaires. Le film repose ainsi sur une mise en relief constante, mettant en perspective l’évolution de l’individu avec celle de sa famille et du tissu social dans lequel il évolue. Pour ce faire, il s’inspire de la méthode traditionnelle du Shanshui, forme picturale dédiée à l’harmonie physique et spirituelle des montagnes et de l’eau (le titre, d’ailleurs, évoque une œuvre de Huang Gongwang, datant du XIVe siècle). Des œuvres qui ont la particularité d’être peintes sur plusieurs rouleaux que l’on déploie progressivement, faisant ainsi surgir la représentation du monde et donc de la vie. Une technique dont les similitudes avec le cinéma vont être parfaitement exploitées par Gu Xiaogang, le jeune cinéaste s’essayant à l’art délicat de la “caméra pinceau” et du déploiement de plans-séquence…

S’il marche clairement sur les pas de Jia Zhangke, dont les films reflètent les différentes transformations de la société chinoise (Still Life, Au-delà des Montagnes, Les Eternels), Gu Xiaogang n’hésite pas à affirmer ses propres considérations artistiques. On s’en rend compte notamment dans sa manière d’entrelacer les différentes intrigues, délaissant certaines avant d’y revenir au mouvement suivant, jouant astucieusement avec le montage parallèle et les ellipses pour donner une vraie profondeur à son histoire. La mise en scène, le travail sonore, ou encore le soin apporté à la narration, tout est là pour faire de ce “séjour” un moment inoubliable.  C’est la première partie d’une trilogie.

 Extrait de la Critique de Kalopani sur SensCritique.

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Swallow

SWALLOW

 

Carlo Mirabella-Davis–USA-1h35 avec Haley Bennett, Austin Stowell, Elisabeth Marvel. VOST

Swallow nous plonge dans le quotidien d’une jeune et belle ménagère, trophée d’un mari riche et autoritaire, et sous l’emprise d’une belle-famille horrifique. Les images sont luxuriantes, le son est un délice auditif, l’histoire est fantasque, et la performance centrale d’Haley Bennett est époustouflante. Le premier long métrage de ce réalisateur newyorkais, est un véritable exploit. À la première lecture du pitch, Swallow a tout du film d’horreur. Cependant, l’exécution et le contenu narratif bouleverse cette réalité pour le transformer en une histoire qui s’apparente davantage au drame relationnel et conjugal. Le film va plus loin – beaucoup, beaucoup plus loin – en examinant sans peur comment cette jeune femme profondément troublée peut changer sa vie. Car si Mirabella-Davis peint subtilement un portrait sensible et convaincant d’une personne vivant avec le Pica, comportement qui consiste à avaler des objets non comestibles, c’est davantage le rapport d’Hunter à sa famille et sa situation psychologique dans ce cadre de vie, qui attire toute notre attention. Si elle a vécu beaucoup de choses difficiles dans sa jeune vie (sans dévoiler plus qu’il n’en faut), cette femme s’est toujours protégée des confrontations. Elle s’est donc naturellement laissée emprisonner jusqu’à suffoquer dans cette condition de femme-objet. Alors, ce trouble qui s’immisce en elle, et qui a à voir précisément avec les objets (en même temps d’ailleurs qu’un autre corps étranger imposé se développe dans son utérus) s’apparente à la seule chose dans sa vie qu’elle semble pouvoir « contrôler ». Et ce faisant, à travers son trouble, Hunter acquière peut-être les compétences nécessaires pour s’en sortir, telle une libération cathartique que le Pica lui apporterait ; elle ne contrôle pas tout à fait sa compulsion mais, au moins, personne d’autre ne le fait non plus pour elle. Prix spécial du jury au festival de Deauville.                 Extraits de la critique de Gadreau Jean-Luc, SensCritique.

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Programmation Février Mars 2020

13 février au 18 février

13 au 18 Fevrier

LA FILLE AU BRACELET 

De Stéphane Demoustier – France 2019 – 1h36. 

Avec Mélissa Guers, AnaÏs Demoustier, Chiara Mastroianni, Roschdy Zem. 

Depuis deux ans Lise, 18 ans, accusée d’avoir sauvagement assassiné sa meilleure amie, porte un bracelet électronique et ne sort guère du domicile de ses parents. La suite, c’est un film judiciaire qui se déroule presque exclusivement dans la salle du tribunal. Derrière la cage de verre, Lise se montre froide, sans faille; De l’autre côté ses parents découvrent la vie décomplexée que menait leur fille mais restent convaincus de son innocence. Il y a aussi l’avocate générale, dont les questions accablantes laissent tous les protagonistes sans voix ; les témoins, dont la caméra insistante traque la moindre émotion qui pourrait les trahir ; et tous ceux qui essaient de convaincre un jury dont le spectateur fait partie. Stéphane Demoustier filme l’essentiel sans fioriture ni complexité, souligne par des silences l’angoisse d’un procès, nous livre tout ce dont on a besoin pour comprendre les faits et se faire un avis. C’est passionnant ! Alors, coupable ou innocente ? 

 

20 au 25 février

20 au 25 Février

LE PHOTOGRAPHE 

De Ritesh Batra – Inde/Allemagne/USA – 2020 – 1h50 – VOST 

Avec Nawazuddin Siddiqui, Sanya Malhotra, Farrukh Jaffar 

Rafi, modeste photographe, fait la rencontre d’une muse improbable, Miloni, jeune femme issue de la classe moyenne de Bombay. Quand la grand-mère du garçon débarque, en pressant son petit-fils de se marier, Miloni accepte de se faire passer pour la petite amie de Rafi. Peu à peu, ce qui n’était jusque-là qu’un jeu se confond avec la réalité… 

Après le très réussi « The Lunchbox », Ritesh Batra continue d’analyser avec délicatesse les inégalités sociales qui n’en finissent pas de pervertir les relations amoureuses dans son pays… 

 

27 février au 3 mars

27 Février au 3 mars

UN DIVAN A TUNIS 

De Manele Labidi – France /Tunisie – 1 h 28 – VOST 

Avec : Golshifteh Farahani, Majd Mastoura… 

Selma, pétillante héroïne fraîchement débarquée de Paris pour installer son divan à Tunis, se heurte aux sceptiques qui jurent qu’il n’y a pas besoin de psy dans ce pays. Pourtant, dans cette Tunisie d’après Ben Ali, la parole, muselée pendant des années de dictature, se libère et le pays redevient bavard, dans un élan un peu chaotique où tout se bouscule : les angoisses du passé, la peur de l’avenir, les désirs et les rêves qui peuvent à nouveau se raconter. 

Sans jamais tomber dans une vision caricaturale de la psychanalyse, ni dans les clichés exotiques pour parler de la Tunisie, c’est un délicieux cocktail d’intelligence, de drôlerie et d’émotion qui raconte, l’air de rien, l’état d’un pays entre l’élan de modernité et le poids des traditions. Un pays que l’on découvre en pleine ébullition, un peuple déboussolé, le patient idéal pour commencer une thérapie. 

Il y a dans ce film porté par Golshifteh Faharani une joie, une énergie communicative et un humour réjouissant. 

 

5 au 10 mars

5 au 10 mars

SWALLOW 

De Carlo Mirabella-Davis – États Unis – 1h35 – VOST 

Avec : Haley Bennett, Austin Stowell, Elizabeth Marvel, Laith Nakli … 

Pour Hunter tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Un mari aux petits soins, une maison sublime dans l’Upstate New York, l’absence de tout souci matériel… Mais très vite le rideau se déchire. Le mari se révèle étouffant, la demeure a tout d’une prison de verre et l’oisiveté va peu à peu la conduire à la folie quand, enceinte, elle se met à ingérer tous les objets qui lui passent sous la main. Le réalisateur se révèle doué pour faire monter cette tension sourde (il s’est inspiré notamment du syndrome de Pica, un trouble du comportement alimentaire). L’interprétation troublante de Haley Bennett se marie à merveille à sa mise en scène dépouillée permettant de deviner chaque petit morceau de cette fausse perfection qui se craquelle. Sa prestation lui a valu le Prix de la meilleure actrice au Festival de Tribeca en mai 2019. 

12 au 17 mars

 

12 au 17 mars

SÉJOUR DANS LES MONTS FUCHUN 

De Gu Xiaogang – Chine-2h30, VOST. 

Avec Qian Youfa, Wang Fengjuan, Sun Zhangjian. 

Ce premier volet d’une fresque familiale dans une ville chinoise en mutation est inspiré par la peinture chinoise traditionnelle, entre les montagnes et l’eau. Gu Xiaogang, 34 ans, dépeint la vie intime d’une famille sur trois générations, le paysage, la ville en pleine mutation, Fuyang au Nord-Ouest de Shanghaï ; le temps qui s’écoule, les souvenirs, la ville qui se transforme, le cycle des saisons qui résonne avec le cycle des êtres humains. Chaque vie singulière est mise en perspective avec l’évolution de la famille, de la société, du paysage. L’espace semble élargi et l’on voit en grand les petites choses de la vie. C’est l’oeuvre d’un nouveau et grand cinéaste qui s’engage dans une ambitieuse trilogie. 

 

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Stéphane Demoustier ( La Fille au Bracelet )

Né en 1977 à Lille

France

Réalisateur, producteur

Terre Battue, La Fille au Bracelet

ENTRETIEN AVEC STÉPHANE DEMOUSTIER

Le premier plan du film ne laisse rien présager de ce qui va suivre…

Ce premier plan a été tourné en été, quatre mois après tout le reste. C’est peut-être l’unique plan d’un horizon ensoleillé pour cette famille, et surement la seule fois où ils seront tous réunis dans un même cadre. Je voulais une image d’Epinal, celle d’un temps heureux mais furtif, puisque la police apparait très vite à l’écran, et vient rompre cet instant fragile. Il était important que cette scène contraste en tout avec la suite. Qu’on ressente la bascule avec ce jour où tout s’écroule. (suite…)

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Diao Yinan ( Le Lac aux Oies Sauvages )

Né le 30 novembre 1969

Chine

réalisateur, scénariste, acteur

Train de Nuit, Black Coal, Le Lac aux Oies Sauvages.

Entretien avec Diao Yinan

On trouvait déjà des éléments de polar dans Uniform, et Black Coal était un vrai film noir dont vous intégrez les éléments au contexte chinois. Avec Le Lac aux oies sauvages, vous signez un vrai polar épique et ambitieux. Est-ce que justement le cinéma policier et plus spécifiquement de genre est selon vous une bonne porte d’entrée pour le spectateur vers les sujets sociaux et humanistes contenus dans vos films ?

Effectivement quand on parle du film de genre, ils ont toujours un message sur les phénomènes de société de l’époque à laquelle ils sont tournés (suite…)

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