PROGRAMMATION FEVRIER MARS 26

Du 5 au 10 Février

DU 5 au 10 Fevrier

LE GATEAU DU PRESIDENT


De Hasan Hadi – Irak – VOST – 1H45
Avec Baneen Ahmad Nayyef, Hindi, Sajad Mohamad Qasem
Caméra d’or Cannes 2025 et Prix du public à la quinzaine des cinéastes Cannes 2025

Irak, 1990, la guerre du Golfe, Saddam Hussein au pouvoir. Lamia, 9 ans, a été tirée au sort pour confectionner un gâteau pour célébrer l’anniversaire du président, comme il l’exige de tous les citoyens ! …. Mais Lamia vit avec sa grand mère dans une grande pauvreté. La voilà partie, son coq Hindi sous le bras, dans les rues de la ville, bientôt rejointe par son copain Saeed. La force du film réside en la capacité de nous montrer à hauteur d’enfants : la corruption (dès l’école;..), la pauvreté (qui pousse aux pires comportements), l’inconséquence des autorités (soucieuses avant tout de plaire au président), et la disparition même de la notion d’enfance dans une telle société. Très beau récit de résilience et de débrouillardise, inspiré par l’enfance même de Hasan Hadi. Oeuvre généreuse et prometteuse, qui mérite amplement ces deux prix.


La fiche du film

Du 12 au 17 Fevrier

DU 12 AU 17 Fevrier
LES ÉCHOS DU PASSÉ
De Mascha Schilinski – Allemagne – 2h29 – VOST
Avec Hanna Heckt, Lena Urzendowsky, Laeni Geiseler…

Une ferme allemande, dans laquelle on va suivre – en flash-back et flash-forward – le destin de quatre jeunes filles qui y ont vécu à quatre périodes différentes, des années 1910 à nos jours, chacune y subissant des violences physiques et morales incessantes. A partir de là, le film se déploie comme un voyage aussi fascinant que malaisant. Comme si la cinéaste avait ouvert une boîte de Pandore et que, soudain, surgissait tout ce que ces jeunes femmes malmenées avaient été contraintes de taire. Elle épouse cette rage rentrée qui enfin se libère en partant dans tous les sens, avec un travail hallucinant sur le son et l’image, person-nages à part entière. Une fresque sur la mémoire traumatique construite comme un labyrinthe fascinant.
Prix du Jury au Festival de Cannes 2025


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Du 19 au 24 Fevrier

DU 19 au 24 Fevrier
PROMIS LE CIEL
De Erige Sehiri – Tunisie – VOST – 1H35
Avec Aissa Maiga, Deborat Christelle Naney, Laetitia Ky,
Estelle Kenza Dogbo
Ouverture Un certain Regard à Cannes 2025

Trois femmes, issues de l’Afrique Subsaharienne, vivent ensemble dans la précarité à Tunis, comme une famille recomposée, surtout lorsque apparait Kenza, 4 ans, rescapée d’un bateau de migrants. Marie, pasteure ivoirienne et ancienne journaliste, Jolie, étudiante déterminée qui porte les espoirs de sa famille restée au pays, et surtout Niney, époustouflante, qui aime la fête et les combines…
Les trois ont des histoires douloureuses. La reconfiguration familiale est dictée par les dynamiques migratoires, le tout dans un appartement occupé illégalement, où se déroule parfois le culte évangélique, et dans un pays de plus en plus hostile aux migrants. Le sentiment d’insécurité se renforce, le racisme ambiant les rejette… La réalisatrice, franco tunisienne, Erige Sehiri, signe ici son deuxième long-métrage, après le très remarqué « Sous les Figues » en 2022. Le trio d’actrices est exceptionnel.


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Du 26 Fevrier au 3 Mars

Du 26 Février au 3 Mars
AUCUN AUTRE CHOIX
De Park Chan-Wook – Corée de Sud – 2H19 – Vost

Voici un homme salarié qui a consacré sa vie au développement de la fabrique de papiers qui l’emploie : il a accédé, de promotion en promotion au statut envié de directeur, de cadre supérieur. Voilà un homme intègre, il a de fil en aiguille, convolé, procréé, élevé des chiens de race, acheté la maison de ses
rêves : un bel exemple de réussite. Mais voilà que la fabrique de papiers, à laquelle il a consacré sa vie, change de propriétaire et au gré des fusions, des acquisitions, des prises de participations et autres opérations, apparaît un plan social, qui emporte, dans sa charrette, notre homme, sa vie bourgeoise, ses biens, ses habitudes, son confort et sa reconnaissance sociale. Dans un premier temps, il se conforte aux injonctions faites aux chômeurs ; « cherche du travail, il ne tient qu’à toi de r éussir », dans un deuxième temps « puisqu’ il ne tient qu’à lui… » il lui apparaît le plus simple, le plus clair c’est de faire place
nette pour affirmer sa place au besoin à coups de revolver. Assez proche de la satire sociale de « Parasite » (Bong Jong Ho),les aventures tragicomiques du cadre devenu meurtrier interrogent sur le miracle économique du pays du Levant.


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Du 5 au 10 Mars

DU 5 au 10 Mars
GRAND CIEL
De Akihiro Hata – France – 1h31
Avec Damien Bonnard, Samir Guesmi, Mouna Soualem…

Un premier long métrage autour d’une équipe de nuit de chantier d’un écoquartier futuriste, et un affrontement entre deux ouvriers : l’un expérimenté et très à cheval sur les questions de sécurité, négligées par leur employeur, l’autre nouveau venu et moins regardant car étranglé financièrement. Jusqu’au jour oùl’un de leurs collègues disparaît. A t’il démissionné ou est-il mort accidentellement avant qu’on ne fasse disparaître son corps ? Ce questionnement est au cœur de la mutation de Grand Ciel, de chronique sociale à récit fantastique, en faisant de ce chantier un personnage à part entière, sorte d’ogre avalant ces forçats du travail. Une tension angoissante symbolisant la manière dont la précarité conduit à la disparition d’identité des plus faibles.


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