
DAO du 4 au 9 juin
De Alain GOMIS – France/Seénégal/Guinée-Bissau – 3h05
- Avec Katy Corréa, D’Johé Kouadio, Samir Guesmi…
Ce nouveau long métrage d’Alain Gomis s’ouvre sur les
séances de casting des deux futures interprètes. Le film
prend ensuite deux directions, et superpose deux moments
de basculement dans la vie de Gloria, mère célibataire
issue de la diaspora sénégalaise : le mariage de
sa fille Nour lors d’un week-end dans la grande banlieue
parisienne, et une cérémonie dans un village de Guinée-
Bissau où mère et fille se sont rendues pour assister à
l’hommage à leur père et grand-père défunt le temps d’un
éphémère retour au Pays. Cette chronique est le coeur
battant du film. Les deux cérémonies sont à la fois séparées
par plusieurs milliers de kilomètres , et liées par leurs
participants. Au vin d’honneur et au bal du mariage en
France,répondent les rituels fascinants de la célébration
animiste qui consacre le défunt en ancêtre. Gomis brosse
un récit où pays de France et d’Afrique, enfants et aïeux,
jour et nuit, vivants et morts, prosaïsme et mysticisme finissent
par se confondre en une forme indémélable. Ce
beau film sur la transmission a le grand mérite de montrer
que les immigrés et leurs enfants peuvent être parfaitement
intégrés à la France et profondément attachés à
leurs racines. En definitive, Gloria se réconcilie avec son
histoire, trouve sa place, et connaît un moment de paix.
COSMOS
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COSMOS du 11 au 16 juin
De Germinal Roaux – Mexique – 2026 – 2h26 – VOST
Avec Angela Molina, Andrés Catzin
Dans un village oublié du Yucatan, Leon, gardien maya
des secrets de la nature et des esprits, va être chassé
de ses terres. Son chemin croise celui de Lena, riche
femme de lettres récemment arrivée de Mexico. Malgré
leurs différences, une connexion profonde se forme
entre eux. C’est Lena qui parle surtout. Leon écoute, en
veilleur. Quelque chose de sacré les rapproche, un sentiment
autre que l’amitié ou l’amour. Une grande place
est accordée à la musique.
Le film est d’une simplicité biblique. Le noir et blanc,
brillant et lumineux, y contribue. Lueur, éclair, rai de
soleil caressant sont ici des motifs en soi.

THE WORLD OF LOVE du 18 au 23 juin
De Yoan Ga-eun – Corée du Sud – 1h59 – VOST
Avec Seo Su-bin, Jang Hye-jin, Kim Jeong-sik
Joo-in est une lycéenne espiègle et appréciée de tous.
Un jour, un camarade de classe lance une pétition que
tous les élèves signent, sauf elle. Son monde, en apparence
paisible et insouciant, dissimule un passé douloureux
auquel Joo-in est alors contrainte de faire face.
Mais loin de se laisser enfermer, elle choisit d’avancer et
de se réinventer.

CHAO du 25 au 30 juin
de Yasuhiro AOKI – Japon – 2025 – 1h30
Film d’animation Très remarqué au Festival d’Annecy 2025
ce film d’animation japonais, nous transporte
dans un univers où humains et créatures marines cohabitent
dans un Shanghai fantasmé. On y suit un employé
ordinaire, propulsé dans une union forcée avec
une princesse-sirène. Le film joue sur le dessin à la main
et des décors ultra riches pour naviguer entre féerie pop
et comédie loufoque. Tout ça fourmille de petites idées
(déformation des visages et des corps ; changement
d’échelle radicaux) lancées à un rythme frénétique. De
cette comédie romantique, se dégage une sincère allégresse
et une envie d’optimisme, sous couvert d’un joli
travail artistique.

LES GOÛTEUSES D’HITLER du 25 au 30 juin
De Silvio Soldini. 2h02 – vosT
LE GARCON QUI FAISAIT DANSER LES COLLINES du premier au 7 juillet
De Georgi Unkovski – 1h39 – Vost
Croatie – Macédoine – Serbie
Dans son premier long-métrage, le réalisateur macédonien
dépasse les lieux communs éculés du récit d’apprentissage
grâce à des personnages et des décors authentiques.
Le héros, un garçon de quinze ans, passionné de musique,
vit dans un village isolé dans les collines, avec
son père et son petit frère qui ne parle plus depuis le décès
de leur mère. Faisant la connaissance d’Aya, une des
filles de son voisin, vouée à se marier avec un homme
que son père a choisi, il va l’aider à créer une chorégraphie
pour la fête du village. Le film, fidèle à son titre
original ( DJ Ahmet ), s’appuie fortement sur la musique;
les riches morceaux unissent instruments traditionnels
et rythme électro, soulignant bien le fil rouge du film:
la dichotomie tradition-modernité. On ressort de ce
feel-good movie avec le sourire aux lèvres et une petite
larme au coin de l’oeil grâce au charisme des jeunes
interprètes.

