PROGRAMMATION MARS AVRIL 26

DU 12 au 17 mars

Woman and Child

De Saeed Roustae – Iran – 2025 – 2h11 – VOST.

Avec Parinaz Izadyar, Sinan Mohebi, Payman M.


Mahnaz, une infirmière de 40 ans, élève seule ses enfants. Alors qu’elle s’apprête à épouser son petit ami Hamid, son fils Aliyar est renvoyé de l’école. Lorsqu’un accident tragique vient tout bouleverser, Mahnaz se lance dans une quête de justice pour obtenir réparation…

Le quatrième long-métrage du cinéaste iranien Saeed Roustaee (La Loi de Téhéran, Leila et ses Frères) est un plaidoyer pour une femme victime de l’oppression masculine. Porté par l’intensité du jeu de l’actrice Parinaz Izadyar et une mise en scène au cordeau,Woman and Child ne lâche jamais rien, enchaînant des scènes d’une rare intensité, véritable manifeste féminin déguisé en mélodrame assumé.

La fiche du film

Du 19 au 24 mars

Rue Malaga


De Myriam Touzani – France, Espagne, Maroc, Allemagne,
Belgique – VOST – 1h56
Avec Carmen Maura, Martha Etura, Ahmed Boulane

RUE MÀLAGA
De Myriam Touzani – France, Espagne, Maroc, Allemagne,
Belgique – VOST – 1h56
Avec Carmen Maura, Martha Etura, Ahmed Boulane…
Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans
le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quoti-
dien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour
vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déter-
minée à rester dans cette ville qui l’a vue grandir, elle met tout
en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d’une
vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et
le désir.
Prix du public à la Mostra de Venise 2025.

La fiche du film

Après Le Bleu du caftan, la Marocaine Maryam Touzani revient avec une emballante tragi-comédie en forme d’hommage à sa ville natale, Tanger, et à sa grand-mère andalouse, à laquelle est dédié le film. C’est dans la « ville blanche », cité cosmopolite où est implantée, depuis les années 1930, une importante communauté espagnole, que vit depuis toujours Maria Angeles (Carmen Maura). À 79 ans, elle y coule des jours heureux, du moins jusqu’à l’arrivée de sa fille Clara. Aux abois financièrement, la jeune femme veut vendre l’appartement de sa mère, et lui propose d’aller habiter avec elle à Madrid. Arracher Maria Angeles à cette maison emplie de souvenirs et au cimetière tout proche où sont enterrés ses morts ? La décision, brutale, revient à lui enlever la vie. Après avoir misérablement végété quelques jours à l’Ehpad local, elle se révolte. En catimini, elle regagne l’appartement en vente, y improvise un resto clandestin les jours de matchs de foot, et rachète peu à peu ses meubles. C’est ainsi qu’elle rencontre un vieil antiquaire. Un « connard », juge trop vite Maria Angeles, avant de comprendre qu’il pourrait bien être la version senior du prince charmant…

La ville en elle-même est un personnage : Maryam Touzani met en scène une rue Málaga populeuse, colorée et merveilleuse, une vie de quartier faite d’entraide générationnelle, de système D. L’automne de la vie est ici abordé comme une joyeuse réinvention, presque un geste punk : Maria Angeles choisit de vivre sans filets, à un âge souvent sacrifié où les aînés font figure d’encombrants paquetages, et où les enfants décident pour eux. À sa fille, débordée et aigrie, qui semble avoir désinvesti la ville où elle a grandi et oublié d’où elle vient, Maria Angeles oppose son audace et la force vitale de son enracinement. Chose rare : la réalisation, solaire, magnifie les amours tardives, montre la sensualité des corps matures, la joie du désir retrouvé. Carmen Maura y est resplendissante et espiègle — hilarantes scènes où elle raconte ses aventures sexuelles à sa meilleure copine, une religieuse ayant fait vœu de silence, réduite à lancer des regards effarés, et à se signer devant la débauche de détails grivois qui font saigner ses chastes oreilles. (Hélène Marzolf/Télérama).


La réalisatrice

Du 26 au 31 mars
Un monde fragile et merveilleux

De Cyril Azir – Liban Usa – 1H50 – VOST
Avec Mounia Aki, Hassan Akil, Julia Kassa
r

Dans un Liban qui s’enfonce dans la crise, deux jeunes libanais, amoureux pendant leur lointaine enfance, se retrouvent. Nino tient un restaurant et un soir, il rentre en voiture dans la vitrine des bureaux tenus par les parents de Yasmina, consultante pour le gouvernement libanais. Alors que la mère de celle-ci veut porter plainte, celui-ci propose de les inviter à son restaurant pour payer une partie de sa dette. Yasmina, amusée par l’attitude de Nino, réalise grâce à une photo sur le mur, que celui-ci n’est autre qu’un ancien camarade d’école, perdu de vue il y a fort longtemps. Nino et Yasmina se revoient alors…Usant de petit flash-back venant éclairer leur enfance, le metteur en scène met rapidement en opposition les attitudes des deux protagonistes, aux regards emplis de tendresse et de complicité. Et rapidement le charme opère, en termes de comédie romantique, alliant plaisirs
de ce monde, romantisme presque adolescent et perspective

La fiche du film

DU 2 au 7 avril
The Mastermind
De Kelly Reichardt – Etats Unis – 1h50 – VOST
Avec Josh O’Connor, Alana Haim, John Magaro …

Ce neuvième long-métrage de Kelly Reichardt raconte la déchéance d’un voleur inexpérimenté, doublé d’un homme sans qualités – auquel l’Anglais Josh O’Connor prête néanmoins un charme opaque qui tient du sortilège. Ancien étudiant en art devenu menuisier, James, fils d’un notable, organise le vol, au musée de la ville, de quatre tableaux du peintre Arthur Dove, pionnier de l’art non figuratif américain. L’avantage, en 1970,
c’est que la sécurité se limite à un gardien assoupi dans un coin. Le coup est facile. Aidé de deux pieds nickelés, James réussit sans trop d’accrocs son forfait. La suite ne se passera pas comme espéré…
La marche du monde, qui laisse James indifférent, rattrape in fine cet antihéros minable et sans idéal, selon une antienne qui vaut pour toutes les époques : si tu ne t’occupes pas de politique, la politique s’occupe de toi.
En compétition au Festival de Cannes 2025

La fiche du film

Du 9 au 14 avril

LES FILLES
De Sumitra Peries – Srilanka – VOST -1H40
Avec Vasanthi Chathurani, Ajith Jinadasa, Jenita Samaraweera

Tourné en 1978, le film sort seulement maintenant en France.
Il s’agit du premier long métrage de la réalisatrice sri-lankaise Sumitra Peries (1934-2023), qui en a aussi assuré le scénario etle montage. C’est une histoire d’amour impossible, entre Kusum, jeune fille de la campagne travailleuse et obéissante, et Nimal, plus favorisé, qui va pouvoir aller étudier à l’université. Lorsqu’il reviendra, ils tomberont follement amoureux. Mais la pression sociale et familiale se charge d’assombrir le tableau. Les filles
du titre, ce sont les lycéennes, la confidente, la jeune soeur de Kusum, qui se rêve en reine de beauté… Laquelle réalisera son rêve? Film tourné en noir et blanc, le visage de Kusum est
constamment filmé au plus près, et nous laisse entrevoir ses états d’âme, et leur évolution….

La fiche du film

Du 16 au 21 avril

AU-DELÀ DE KATMANDOU

De Alexander Murphy – Népal /France – VOST – 1h – documentaire

Ce premier long métrage tourné au Népal ressemble souvent à une fiction, et cela tient en partie à la dimension romanesque qui unit les deux héroïnes de cette histoire vraie.
Avant de partir au Japon pour ses études, Jamuna retourne dans son village natal de l’Himalaya avec sa soeur cadette. Elle vient faire ses adieux à ses proches et part cueillir un champignon rare, aphrodisiaque et censément magique dont la valeur dépasse
celle de l’or. A travers la chronique de cette récolte dangereuse à 5000 m d’altitude, le réalisateur racontes des vies douloureuses et des rêves d’émancipation avec délicatesse et
émotion.