De Valeska Griseback
Allemagne/ 2H41/ VOST
Porté par des acteurs non professionnels, dont la fascinante Yana Radeva, le film de l’Allemande Valeska Grisebach, aux allures de western, met une femme aux prises avec la mafia.
L’aventure rêvée suit le parcours de Veska, une archéologue qui mène des fouilles dans la petite ville de son enfance, une zone frontalière située entre la Turquie et la Grèce. En croisant par hasard un vieil ami victime du vol de sa voiture, cette femme seule au milieu des hommes bascule de l’exploration historique à la confrontation concrète avec la mafia locale. À travers cette immersion forcée dans l’illégalité, le récit dresse le portrait intime d’une héroïne face aux secrets et aux trafics d’une région déshéritée.
Valeska Grisebach, dont on avait beaucoup aimé Western (2017), sur une sorte de Far West bulgare — un village de campagne, tout près de la Grèce qui illustrait bien l’Europe déséquilibrée, terreau d’injustices sociales et de violences. Il faut croire que la question du territoire et de la frontière l’intéresse vivement, car la réalisatrice allemande investit ici un autre coin de Bulgarie, petite ville proche des frontières turque et grecque, carrefour de commerce et de trafics divers. Veska, archéologue, n’a, à priori, rien à voir avec la mafia locale. Cette quinquagénaire énergique est là pour diriger un chantier de fouilles, autour des vestiges d’un sanctuaire.
